"Si nous garantissons (la mise en place de zones de désescalade), j'espère que le problème syrien sera résolu à 50%", a affirmé M. Erdogan, parlant à la presse turque à bord de l'avion le ramenant de Russie, où il a rencontré mercredi Vladimir Poutine. Selon les quotidiens Hürriyet et Yeni Safak, M. Erdogan a évoqué plusieurs points en Syrie où de telles zones pourraient être mises en place, notamment dans les territoires rebelles d'Idleb (nord-ouest). Un document transmis à l'AFP de source proche de l'opposition syrienne mentionne quatre zones : à Idleb, dans la province centrale de Homs, dans l'enclave rebelle de la Ghouta (banlieue est de Damas) et dans la partie méridionale de la Syrie. Peu de détails ont été donnés jusqu'à présent sur ces zones, mais M. Erdogan a affirmé qu'il s'agissait d'un "nouveau concept", différent des zones de sécurité dont la Turquie souhaite l'établissement dans le nord de la Syrie. La Russie, alliée du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, sont des pays garants du cessez-le-feu entré en vigueur en Syrie fin décembre et parrains avec l'Iran des négociations de paix d'Astana. Celles-ci ont repris mercredi, alors que les rebelles ont d'entrée de jeu annoncé leur retrait de ces discussions tant que l'armée syrienne n'aura pas cessé ses bombardements. M. Erdogan a toutefois affirmé que le chef du renseignement turc, Hakan Fidan, avait réussi à convaincre l'opposition syrienne de "revenir à la table des négociations". "Ainsi, Astana se poursuit", a déclaré le président turc, cité par Yeni Safak. Bien que les relations russo-turques se soient nettement améliorées ces derniers mois, après une grave crise diplomatique, des tensions demeurent. M. Erdogan a ainsi indiqué avoir présenté à M. Poutine une photographie montrant des soldats russes en compagnie de membres d'une milice kurde en Syrie que la Turquie considère comme un groupe "terroriste". Le conflit syrien, déclenché en mars 2011, a fait plus de 320.000 morts et des millions de déplacés. (Belga)

"Si nous garantissons (la mise en place de zones de désescalade), j'espère que le problème syrien sera résolu à 50%", a affirmé M. Erdogan, parlant à la presse turque à bord de l'avion le ramenant de Russie, où il a rencontré mercredi Vladimir Poutine. Selon les quotidiens Hürriyet et Yeni Safak, M. Erdogan a évoqué plusieurs points en Syrie où de telles zones pourraient être mises en place, notamment dans les territoires rebelles d'Idleb (nord-ouest). Un document transmis à l'AFP de source proche de l'opposition syrienne mentionne quatre zones : à Idleb, dans la province centrale de Homs, dans l'enclave rebelle de la Ghouta (banlieue est de Damas) et dans la partie méridionale de la Syrie. Peu de détails ont été donnés jusqu'à présent sur ces zones, mais M. Erdogan a affirmé qu'il s'agissait d'un "nouveau concept", différent des zones de sécurité dont la Turquie souhaite l'établissement dans le nord de la Syrie. La Russie, alliée du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, sont des pays garants du cessez-le-feu entré en vigueur en Syrie fin décembre et parrains avec l'Iran des négociations de paix d'Astana. Celles-ci ont repris mercredi, alors que les rebelles ont d'entrée de jeu annoncé leur retrait de ces discussions tant que l'armée syrienne n'aura pas cessé ses bombardements. M. Erdogan a toutefois affirmé que le chef du renseignement turc, Hakan Fidan, avait réussi à convaincre l'opposition syrienne de "revenir à la table des négociations". "Ainsi, Astana se poursuit", a déclaré le président turc, cité par Yeni Safak. Bien que les relations russo-turques se soient nettement améliorées ces derniers mois, après une grave crise diplomatique, des tensions demeurent. M. Erdogan a ainsi indiqué avoir présenté à M. Poutine une photographie montrant des soldats russes en compagnie de membres d'une milice kurde en Syrie que la Turquie considère comme un groupe "terroriste". Le conflit syrien, déclenché en mars 2011, a fait plus de 320.000 morts et des millions de déplacés. (Belga)