"Ils peuvent observer leurs mouvements réciproques", a expliqué le colonel John Dorrian, un porte-parole de la coalition anti-djihadiste qui s'exprimait par vidéo-conférence depuis Bagdad. "Ils peuvent se voir" mais "ils ne se parlent pas et ils ne trainent pas ensemble", a-t-il ajouté. Plusieurs dizaines de soldats du 75ème régiment des Rangers, un régiment des forces spéciales américaines, se trouvent actuellement dans les environs de Minbej. Par contraste avec la discrétion qui avait entouré jusqu'à maintenant la mission des forces américaines en Syrie, les blindés Strykers des Rangers arborent désormais de grands drapeaux américains. Leur mission est notamment de dissuader toute opération des forces turques et de leurs alliés rebelles syriens contre la ville de Minbej, reprise au groupe Etat islamique par des alliés de la coalition, l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes. Ils sont également à même d'observer les mouvements de soldats russes arrivés à Minbej. Selon le Pentagone, ces soldats russes sont venus avec des véhicules blindés pour accompagner des convois humanitaires du régime syrien à destination de cette ville. Selon le colonel Dorrian, les forces américaines et russes communiquent au niveau des états-majors par la ligne de communication spéciale qui doit permettre d'éviter les incidents aériens entre les deux pays. Elle avait été mise en place en 2015, peu après le début du déclenchement des opérations militaires russes en soutien au régime de Bachar al-Assad. La ville de Minbej illustre l'imbroglio actuel sur le sort des territoires repris au groupe Etat islamique en Syrie, faute de règlement politique du conflit syrien qui est entré mercredi dans sa septième année. Plusieurs forces armées - celles du régime et de leur allié russe, celles de l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et de leur allié américain, et celles de groupes rebelles syriens et de leur allié turc - se trouvent dans la région de Minbej. Régime et opposition sont conviés à un nouveau round de négociations de paix sous l'égide de l'ONU à Genève le 23 mars. (Belga)

"Ils peuvent observer leurs mouvements réciproques", a expliqué le colonel John Dorrian, un porte-parole de la coalition anti-djihadiste qui s'exprimait par vidéo-conférence depuis Bagdad. "Ils peuvent se voir" mais "ils ne se parlent pas et ils ne trainent pas ensemble", a-t-il ajouté. Plusieurs dizaines de soldats du 75ème régiment des Rangers, un régiment des forces spéciales américaines, se trouvent actuellement dans les environs de Minbej. Par contraste avec la discrétion qui avait entouré jusqu'à maintenant la mission des forces américaines en Syrie, les blindés Strykers des Rangers arborent désormais de grands drapeaux américains. Leur mission est notamment de dissuader toute opération des forces turques et de leurs alliés rebelles syriens contre la ville de Minbej, reprise au groupe Etat islamique par des alliés de la coalition, l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes. Ils sont également à même d'observer les mouvements de soldats russes arrivés à Minbej. Selon le Pentagone, ces soldats russes sont venus avec des véhicules blindés pour accompagner des convois humanitaires du régime syrien à destination de cette ville. Selon le colonel Dorrian, les forces américaines et russes communiquent au niveau des états-majors par la ligne de communication spéciale qui doit permettre d'éviter les incidents aériens entre les deux pays. Elle avait été mise en place en 2015, peu après le début du déclenchement des opérations militaires russes en soutien au régime de Bachar al-Assad. La ville de Minbej illustre l'imbroglio actuel sur le sort des territoires repris au groupe Etat islamique en Syrie, faute de règlement politique du conflit syrien qui est entré mercredi dans sa septième année. Plusieurs forces armées - celles du régime et de leur allié russe, celles de l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et de leur allié américain, et celles de groupes rebelles syriens et de leur allié turc - se trouvent dans la région de Minbej. Régime et opposition sont conviés à un nouveau round de négociations de paix sous l'égide de l'ONU à Genève le 23 mars. (Belga)