"Notre offensive contre l'EI et d'autres réseaux terroristes en Libye dégrade leur capacité à mener efficacement des opérations contre le peuple libyen", a commenté le général William Gayler, chef des opérations du commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom) dans un communiqué. Cette nouvelle frappe menée dimanche en "coordination" avec le Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, porte à 43 le nombre de djihadistes tués depuis le 19 septembre par les forces américaines en Libye. Trois frappes aériennes avaient déjà été menées les 19, 24 et 26 septembre aux environs de Mourzouk, une oasis située à un millier de kilomètres au sud de Tripoli, tuant 8, 11 puis 17 "terroristes" présumés de l'EI, selon l'Africom. Le Sud du pays échappe de fait au contrôle du GNA ainsi que de ses rivaux de l'Est, même si les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar disent y être présentes. Après le début de l'offensive du maréchal Haftar contre la capitale libyenne, des analystes et diplomates ont mis en garde contre le vide laissé par les forces des deux camps engagées dans les combats au sud de Tripoli, qui pourrait profiter à l'EI dans d'autres régions du pays. (Belga)