Cette guerre des mots intervient à la veille d'une réunion ministérielle par visioconférence de la Ligue arabe sur la Libye, à laquelle le GNA a refusé de participer. Dans le conflit en Libye, l'Égypte soutient les forces du maréchal Khalifa Haftar, rivales du GNA, appuyé lui par la Turquie et basé dans la capitale Tripoli. Avec l'appui militaire d'Ankara, le GNA a engrangé d'importantes victoires depuis début juin, prenant le contrôle de l'ensemble du nord-ouest de la Libye. Ces succès ont signé l'échec de l'offensive lancée en avril 2019 par le maréchal Haftar pour s'emparer de Tripoli. Les forces du GNA restent néanmoins freinées dans leur avancée vers la ville de Syrte, verrou stratégique vers l'est, qu'elles veulent reprendre aux troupes du maréchal Haftar, homme fort de l'est du pays pétrolier. Samedi, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prévenu que toute avancée des pro-GNA vers Syrte (450 km à l'est de Tripoli) pourrait entraîner une intervention "directe" du Caire. "C'est un acte hostile, une ingérence flagrante et l'équivalent d'une déclaration de guerre", a dénoncé le GNA dans un communiqué. "L'ingérence dans les affaires internes de l'État libyen et l'atteinte à sa souveraineté, que ce soit par des déclarations (...) comme celles du président égyptien, ou par l'appui aux putschistes, aux milices et aux mercenaires, sont inacceptables", a-t-il averti. Appelant la communauté internationale "à assumer ses responsabilité face à cette escalade", le GNA s'est dit "favorable à toute médiation impartiale sous l'égide de l'Onu" et a rejeté "les initiatives unilatérales des hors-la-loi". La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire. Depuis 2015, une lutte de pouvoir oppose le GNA au maréchal Haftar, qui dit tenir sa légitimité du parlement élu basé dans l'est. (Belga)

Cette guerre des mots intervient à la veille d'une réunion ministérielle par visioconférence de la Ligue arabe sur la Libye, à laquelle le GNA a refusé de participer. Dans le conflit en Libye, l'Égypte soutient les forces du maréchal Khalifa Haftar, rivales du GNA, appuyé lui par la Turquie et basé dans la capitale Tripoli. Avec l'appui militaire d'Ankara, le GNA a engrangé d'importantes victoires depuis début juin, prenant le contrôle de l'ensemble du nord-ouest de la Libye. Ces succès ont signé l'échec de l'offensive lancée en avril 2019 par le maréchal Haftar pour s'emparer de Tripoli. Les forces du GNA restent néanmoins freinées dans leur avancée vers la ville de Syrte, verrou stratégique vers l'est, qu'elles veulent reprendre aux troupes du maréchal Haftar, homme fort de l'est du pays pétrolier. Samedi, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prévenu que toute avancée des pro-GNA vers Syrte (450 km à l'est de Tripoli) pourrait entraîner une intervention "directe" du Caire. "C'est un acte hostile, une ingérence flagrante et l'équivalent d'une déclaration de guerre", a dénoncé le GNA dans un communiqué. "L'ingérence dans les affaires internes de l'État libyen et l'atteinte à sa souveraineté, que ce soit par des déclarations (...) comme celles du président égyptien, ou par l'appui aux putschistes, aux milices et aux mercenaires, sont inacceptables", a-t-il averti. Appelant la communauté internationale "à assumer ses responsabilité face à cette escalade", le GNA s'est dit "favorable à toute médiation impartiale sous l'égide de l'Onu" et a rejeté "les initiatives unilatérales des hors-la-loi". La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire. Depuis 2015, une lutte de pouvoir oppose le GNA au maréchal Haftar, qui dit tenir sa légitimité du parlement élu basé dans l'est. (Belga)