Les députés turcs ont approuvé jeudi une motion permettant au président Recep Tayyip Erdogan d'envoyer des militaires en Libye pour soutenir le GNA, dont les troupes combattent les forces de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui cherchent à prendre Tripoli depuis avril. Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie à des luttes d'influence et deux autorités se disputent aujourd'hui le pouvoir: le GNA soutenu par l'Onu et un gouvernement et un Parlement dans l'Est libyen acquis au maréchal Haftar. "(Fayez) el-Sarraj (chef du GNA) et ceux qui sont avec lui ont demandé une intervention étrangère en Libye, une demande que nous qualifions de haute trahison", a déclaré à l'AFP Ehmayed Houma, deuxième vice-président du Parlement basé dans l'est. Une "session urgente" du Parlement doit se tenir samedi à Benghazi (est) "pour étudier les répercussions de l'ingérence flagrante de la Turquie" dans les affaires libyennes, a-t-il ajouté. "La démarche imprudente d'Erdogan, dans laquelle il a entraîné le parlement de son pays, aura des répercussions graves dans la région", selon lui. Il a appelé la communauté internationale et l'Onu "à assumer leurs responsabilités". De son côté, le ministre de l'Intérieur du GNA Fathi Bachagha, a affirmé que "le GNA a pleinement le droit de défendre sa légitimité et de protéger les civils face à une agression menée par une horde de putschistes appuyés par des parties étrangères", en allusion aux pro-Haftar. Dans un communiqué sur Facebook, il a affirmé que les deux accords -militaire et maritime- avec la Turquie avaient été conclus "légalement et ouvertement", accusant les forces rivales de recruter des "mercenaires (...)". (Belga)

Les députés turcs ont approuvé jeudi une motion permettant au président Recep Tayyip Erdogan d'envoyer des militaires en Libye pour soutenir le GNA, dont les troupes combattent les forces de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui cherchent à prendre Tripoli depuis avril. Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie à des luttes d'influence et deux autorités se disputent aujourd'hui le pouvoir: le GNA soutenu par l'Onu et un gouvernement et un Parlement dans l'Est libyen acquis au maréchal Haftar. "(Fayez) el-Sarraj (chef du GNA) et ceux qui sont avec lui ont demandé une intervention étrangère en Libye, une demande que nous qualifions de haute trahison", a déclaré à l'AFP Ehmayed Houma, deuxième vice-président du Parlement basé dans l'est. Une "session urgente" du Parlement doit se tenir samedi à Benghazi (est) "pour étudier les répercussions de l'ingérence flagrante de la Turquie" dans les affaires libyennes, a-t-il ajouté. "La démarche imprudente d'Erdogan, dans laquelle il a entraîné le parlement de son pays, aura des répercussions graves dans la région", selon lui. Il a appelé la communauté internationale et l'Onu "à assumer leurs responsabilités". De son côté, le ministre de l'Intérieur du GNA Fathi Bachagha, a affirmé que "le GNA a pleinement le droit de défendre sa légitimité et de protéger les civils face à une agression menée par une horde de putschistes appuyés par des parties étrangères", en allusion aux pro-Haftar. Dans un communiqué sur Facebook, il a affirmé que les deux accords -militaire et maritime- avec la Turquie avaient été conclus "légalement et ouvertement", accusant les forces rivales de recruter des "mercenaires (...)". (Belga)