Wendy Sherman, numéro deux du département d'Etat, a renvoyé à une déclaration conjointe lundi du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a appelé "à la mise en place, par le biais de négociations élargies, d'un nouveau gouvernement uni et représentatif" à Kaboul. Ce communiqué "montre que nous sommes tous sur la même position, consistant à appeler les talibans à garantir la justice, l'égalité des droits et l'intégration, afin qu'il n'y ait pas de violences, afin que les personnes puissent partir si elles le souhaitent", a déclaré Mme Sherman. "Donc j'en conclus qu'il y a actuellement un consensus très solide" sur la question, a ajouté la haute responsable qui s'est rendue le mois dernier en Chine. Contrairement à plusieurs puissances occidentales, la Chine a maintenu ouverte son ambassade à Kaboul et son ambassadeur est toujours présent dans la capitale afghane. La Chine voit notamment dans le retrait américain une opportunité de renforcer son grand projet d'infrastructures des "Nouvelles routes de la soie", auquel s'est rallié l'Afghanistan en 2016. Moscou a également maintenu ses représentations dans le pays, alors que les Occidentaux évacuaient dans le chaos. Bien qu'elle considère les talibans comme une organisation terroriste interdite, la Russie a des relations avec eux depuis plusieurs années et a reçu ses émissaires à de nombreuses reprises. La Russie, appelant à un dialogue inter-afghan, a par ailleurs jugé mardi que les talibans envoyaient des signaux positifs en matière de libertés et de partage du pouvoir et se comportaient de matière "civilisée" à Kaboul. (Belga)

Wendy Sherman, numéro deux du département d'Etat, a renvoyé à une déclaration conjointe lundi du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a appelé "à la mise en place, par le biais de négociations élargies, d'un nouveau gouvernement uni et représentatif" à Kaboul. Ce communiqué "montre que nous sommes tous sur la même position, consistant à appeler les talibans à garantir la justice, l'égalité des droits et l'intégration, afin qu'il n'y ait pas de violences, afin que les personnes puissent partir si elles le souhaitent", a déclaré Mme Sherman. "Donc j'en conclus qu'il y a actuellement un consensus très solide" sur la question, a ajouté la haute responsable qui s'est rendue le mois dernier en Chine. Contrairement à plusieurs puissances occidentales, la Chine a maintenu ouverte son ambassade à Kaboul et son ambassadeur est toujours présent dans la capitale afghane. La Chine voit notamment dans le retrait américain une opportunité de renforcer son grand projet d'infrastructures des "Nouvelles routes de la soie", auquel s'est rallié l'Afghanistan en 2016. Moscou a également maintenu ses représentations dans le pays, alors que les Occidentaux évacuaient dans le chaos. Bien qu'elle considère les talibans comme une organisation terroriste interdite, la Russie a des relations avec eux depuis plusieurs années et a reçu ses émissaires à de nombreuses reprises. La Russie, appelant à un dialogue inter-afghan, a par ailleurs jugé mardi que les talibans envoyaient des signaux positifs en matière de libertés et de partage du pouvoir et se comportaient de matière "civilisée" à Kaboul. (Belga)