"Une partie d'entre eux vont décoller de Kaboul plus tard dans la journée", a dit Heiko Maas, au cours d'une conférence de presse à Berlin. Par ailleurs, des "avions de la Bundeswehr (l'armée allemande) partiront ce soir" d'Allemagne, pour aider à l'évacuation dans les prochains jours, a-t-il ajouté. Les évacuations se feront "d'abord de Kaboul vers un pays voisin", avant "un transfert ultérieur vers l'Allemagne", a indiqué M.Maas. Le gouvernement avait annoncé plus tôt dans la journée avoir installé l'ensemble de son ambassade dans la "partie militaire" de l'aéroport de Kaboul. Un "noyau opérationnel" continuera à y stationner pour "accompagner les mesures d'évacuation" des prochains jours, a précisé le ministre. L'Allemagne avait annoncé vendredi vouloir réduire son personnel diplomatique dans la ville au "minimum absolu", face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la ville. "Nous faisons maintenant tout notre possible pour permettre à nos ressortissants et à nos anciens employés locaux de quitter le pays dans les prochains jours", a ajouté M.Maas. Mais l'avenir de la situation est "difficile à prédire", a-t-il prévenu . "Les nouvelles et les images qui nous arrivent d'Afghanistan sont difficiles à supporter. Nous, et le monde entier, voyons à quelle vitesse les talibans ont pris le contrôle", a déploré le ministre. Après une série de conquêtes militaires ces dernières semaines, les Talibans sont entrés dimanche à Kaboul. Trois hauts responsables talibans ont affirmé à l'AFP que les insurgés s'étaient également emparés du palais présidentiel après la fuite hors d'Afghanistan du chef de l'Etat, Ashraf Ghani et qu'une réunion sur la sécurité de la capitale était en cours. Le mouvement islamiste radical s'apprête ainsi à revenir au pouvoir dans le pays, 20 ans après en avoir été chassé par une coalition menée par les États-Unis. Une série d'autres membres de l'Otan - dont le Royaume-uni, le Danemark et l'Espagne - ont annoncé l'évacuation du personnel de leurs ambassades vendredi. (Belga)

"Une partie d'entre eux vont décoller de Kaboul plus tard dans la journée", a dit Heiko Maas, au cours d'une conférence de presse à Berlin. Par ailleurs, des "avions de la Bundeswehr (l'armée allemande) partiront ce soir" d'Allemagne, pour aider à l'évacuation dans les prochains jours, a-t-il ajouté. Les évacuations se feront "d'abord de Kaboul vers un pays voisin", avant "un transfert ultérieur vers l'Allemagne", a indiqué M.Maas. Le gouvernement avait annoncé plus tôt dans la journée avoir installé l'ensemble de son ambassade dans la "partie militaire" de l'aéroport de Kaboul. Un "noyau opérationnel" continuera à y stationner pour "accompagner les mesures d'évacuation" des prochains jours, a précisé le ministre. L'Allemagne avait annoncé vendredi vouloir réduire son personnel diplomatique dans la ville au "minimum absolu", face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la ville. "Nous faisons maintenant tout notre possible pour permettre à nos ressortissants et à nos anciens employés locaux de quitter le pays dans les prochains jours", a ajouté M.Maas. Mais l'avenir de la situation est "difficile à prédire", a-t-il prévenu . "Les nouvelles et les images qui nous arrivent d'Afghanistan sont difficiles à supporter. Nous, et le monde entier, voyons à quelle vitesse les talibans ont pris le contrôle", a déploré le ministre. Après une série de conquêtes militaires ces dernières semaines, les Talibans sont entrés dimanche à Kaboul. Trois hauts responsables talibans ont affirmé à l'AFP que les insurgés s'étaient également emparés du palais présidentiel après la fuite hors d'Afghanistan du chef de l'Etat, Ashraf Ghani et qu'une réunion sur la sécurité de la capitale était en cours. Le mouvement islamiste radical s'apprête ainsi à revenir au pouvoir dans le pays, 20 ans après en avoir été chassé par une coalition menée par les États-Unis. Une série d'autres membres de l'Otan - dont le Royaume-uni, le Danemark et l'Espagne - ont annoncé l'évacuation du personnel de leurs ambassades vendredi. (Belga)