Depuis 2015, une coalition militaire menée par Ryad intervient dans la guerre au Yémen pour soutenir le gouvernement contre les Houthis. "Nous jugeons les autres sur leurs actes et non sur leurs paroles", a déclaré le ministre d'Etat saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir, lors d'une conférence de presse à Ryad. Il était interrogé sur la proposition faite vendredi soir par un chef des rebelles, Mehdi Machat, d'arrêter les attaques contre l'Arabie saoudite en contrepartie de la fin des raids saoudiens contre son pays. "Nous allons voir s'ils (les Houthis) vont le faire ou non", a-t-il ajouté. "Concernant ce qui les a poussé (à faire cette proposition), nous allons l'examiner", a dit le numéro deux de la diplomatie saoudienne. Ce dernier a consacré l'essentiel de sa conférence aux attaques du 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquées par les Houthis mais attribuées à Téhéran par Ryad et Washington. M. Jubeir a répété que les armes utilisées étaient iraniennes et que les attaques n'ont pas été lancées depuis le Yémen. A Sanaa, un dirigeant rebelle, Mohammed Ali al-Houthi, a mis en garde samedi l'Arabie saoudite "contre le rejet de l'initiative du président Machat", lors d'un rassemblement marquant le cinquième anniversaire de la prise de la capitale Sanaa par les rebelles. "S'ils refusent l'initiative, nous allons leur faire plus de mal", a ajouté le chef du Conseil supérieur révolutionnaire des rebelles, affirmant que "toute escalade sera contrée par une escalade". Mohammed Ali al-Houthi s'exprimait devant des dizaines de milliers de rebelles et de leurs partisans rassemblés à Sanaa. La manifestation placée sous le slogan "liberté et indépendance" a donné lieu à des discours, des danses et des déclamations de poèmes à la gloire des rebelles. (Belga)