"Un cessez-le-feu observé par toutes les parties faciliterait non seulement la fourniture d'une aide humanitaire, mais serait également un point de départ pour les efforts politiques nécessaires pour tracer une voie de sortie de crise", a-t-elle ajouté à l'ouverture d'une réunion publique du Conseil de sécurité, sa première depuis novembre. "Toutes les parties doivent garantir le passage sûr des travailleurs humanitaires pour la livraison continue des fournitures", a aussi souligné la responsable de l'ONU, en précisant qu'il n'y avait plus d'entrées d'avions ni de sorties dans la région du Tigré. La réunion a été demandée par les États-Unis, l'Irlande et le Royaume-Uni. Elle a nécessité d'âpres négociations avec les membres africains du Conseil de sécurité (Kenya, Niger, Tunisie) qui ne voulaient pas, comme l'Éthiopie, que la question du Tigré soit un sujet discuté formellement par cette instance. Selon ces pays, soutenus par plusieurs autres membres (Russie, Chine notamment, disposant d'un droit de veto au Conseil de sécurité), le conflit au Tigré relève d'une affaire interne à l'Éthiopie et si des efforts internationaux doivent être réalisés, cela doit être le fait des Africains, via par exemple l'Union africaine. Avant la réunion du Conseil, plusieurs ONG comme Human Rights Watch ou Oxfam ont appelé à une application effective du cessez-le-feu, cette dernière organisation demandant d'étudier la possibilité de créer un "pont aérien" avec le Tigré pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire à une région souffrant de famine. (Belga)

"Un cessez-le-feu observé par toutes les parties faciliterait non seulement la fourniture d'une aide humanitaire, mais serait également un point de départ pour les efforts politiques nécessaires pour tracer une voie de sortie de crise", a-t-elle ajouté à l'ouverture d'une réunion publique du Conseil de sécurité, sa première depuis novembre. "Toutes les parties doivent garantir le passage sûr des travailleurs humanitaires pour la livraison continue des fournitures", a aussi souligné la responsable de l'ONU, en précisant qu'il n'y avait plus d'entrées d'avions ni de sorties dans la région du Tigré. La réunion a été demandée par les États-Unis, l'Irlande et le Royaume-Uni. Elle a nécessité d'âpres négociations avec les membres africains du Conseil de sécurité (Kenya, Niger, Tunisie) qui ne voulaient pas, comme l'Éthiopie, que la question du Tigré soit un sujet discuté formellement par cette instance. Selon ces pays, soutenus par plusieurs autres membres (Russie, Chine notamment, disposant d'un droit de veto au Conseil de sécurité), le conflit au Tigré relève d'une affaire interne à l'Éthiopie et si des efforts internationaux doivent être réalisés, cela doit être le fait des Africains, via par exemple l'Union africaine. Avant la réunion du Conseil, plusieurs ONG comme Human Rights Watch ou Oxfam ont appelé à une application effective du cessez-le-feu, cette dernière organisation demandant d'étudier la possibilité de créer un "pont aérien" avec le Tigré pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire à une région souffrant de famine. (Belga)