"Nous allons avoir besoin de patience", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse. Son ministre de la Santé Jens Spahn a quant à lui prévenu que les grands rassemblements pourraient rester interdits pendant "des mois" encore, tout comme demeureraient fermées les institutions culturelles et autres discothèques. Nous allons devoir "vivre encore un bon moment avec le virus" a ajouté la chancelière, c'est-à-dire continuer à observer sur la durée les règles de distanciation sociale et d'hygiène. Angela Merkel a certes redit qu'un "espoir prudent" était permis au vu de l'évolution de l'épidémie en Allemagne, qui connaît un affaissement de la courbe des nouveaux cas de contamination auquel les mesures de confinement ont contribué. Actuellement, un durcissement du confinement à l'image de ce qui se fait en France ou en Italie n'est "pas nécessaire", a-t-elle jugé. Les chiffres de l'Institut Robert Koch diffusés vendredi ont toutefois fait état d'une nouvelle poussée du nombre des contaminations, qui ont grimpé de près de 5.000 à 108.202 cas en 24 heures, soit une accélération comparé aux jours précédents. "On ne peut pas parler de détente", a relevé son président Lothar Wieler. "La situation est fragile", a aussi constaté Angela Merkel, appelant les Allemands à rester "concentrés" et à continuer à observer les mesures restrictives sur la vie publique en vigueur pendant les fêtes de Pâques, et ce même si la météo s'annonce très printanière cette année. Contrairement à l'Italie ou la France, l'Allemagne n'a pas décidé de confinement très strict, mais mis en place un certain nombre de mesures réduisant la liberté de mouvement. Les écoles sont fermées, de même que la plupart des magasins, et les rassemblement de plus de deux personnes sont interdits. Les contrevenants sont passibles d'amendes. Le ralentissement de la propagation du virus constaté ces derniers jours en Allemagne a provoqué un débat sur un assouplissement de ces règles. Une décision sur le sujet doit être prise mercredi au cours d'une réunion entre la chancelière et les chefs des gouvernements des Länder, les Etats régionaux. Plusieurs responsables du gouvernement ont déjà prévenu que la sortie de crise ne pourrait être que progressive. Le ministre de la Santé Jens Spahn a évoqué jeudi "un retour étape par étape à la normalité". (Belga)

"Nous allons avoir besoin de patience", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse. Son ministre de la Santé Jens Spahn a quant à lui prévenu que les grands rassemblements pourraient rester interdits pendant "des mois" encore, tout comme demeureraient fermées les institutions culturelles et autres discothèques. Nous allons devoir "vivre encore un bon moment avec le virus" a ajouté la chancelière, c'est-à-dire continuer à observer sur la durée les règles de distanciation sociale et d'hygiène. Angela Merkel a certes redit qu'un "espoir prudent" était permis au vu de l'évolution de l'épidémie en Allemagne, qui connaît un affaissement de la courbe des nouveaux cas de contamination auquel les mesures de confinement ont contribué. Actuellement, un durcissement du confinement à l'image de ce qui se fait en France ou en Italie n'est "pas nécessaire", a-t-elle jugé. Les chiffres de l'Institut Robert Koch diffusés vendredi ont toutefois fait état d'une nouvelle poussée du nombre des contaminations, qui ont grimpé de près de 5.000 à 108.202 cas en 24 heures, soit une accélération comparé aux jours précédents. "On ne peut pas parler de détente", a relevé son président Lothar Wieler. "La situation est fragile", a aussi constaté Angela Merkel, appelant les Allemands à rester "concentrés" et à continuer à observer les mesures restrictives sur la vie publique en vigueur pendant les fêtes de Pâques, et ce même si la météo s'annonce très printanière cette année. Contrairement à l'Italie ou la France, l'Allemagne n'a pas décidé de confinement très strict, mais mis en place un certain nombre de mesures réduisant la liberté de mouvement. Les écoles sont fermées, de même que la plupart des magasins, et les rassemblement de plus de deux personnes sont interdits. Les contrevenants sont passibles d'amendes. Le ralentissement de la propagation du virus constaté ces derniers jours en Allemagne a provoqué un débat sur un assouplissement de ces règles. Une décision sur le sujet doit être prise mercredi au cours d'une réunion entre la chancelière et les chefs des gouvernements des Länder, les Etats régionaux. Plusieurs responsables du gouvernement ont déjà prévenu que la sortie de crise ne pourrait être que progressive. Le ministre de la Santé Jens Spahn a évoqué jeudi "un retour étape par étape à la normalité". (Belga)