Plusieurs messages clés sur la politique belge de vaccination ressortent de ces consultations, organisées par Sciensano. Presque tous les participants se questionnent sur trois points importants :

  • la rapidité du développement des vaccins
  • les incertitudes sur les vaccins : les effets secondaires à long terme, la durée de l'immunité...
  • le rôle potentiel de l'industrie pharmaceutique dans le choix des vaccins

Tous les participants soutiennent la nécessité de retrouver une vie normale après une année 2020 difficile, indique le communiqué de Sciensano. Certains pensent que la vaccination est l'unique solution pour y parvenir. Mais le manque d'alternatives amène certains à se demander si l'urgence de la situation actuelle ne nous pousserait pas à prendre des décisions trop hâtives.

Restaurer la confiance chez le citoyen

Le message-clé est le suivant: il faut restaurer la confiance mutuelle entre citoyens et politiques. Pour cela, la transparence est primordiale, notamment sur les avantages et les inconvénients éventuels de la vaccination. Car des tensions persistent, notamment autour du rôle du gouvernement. Une majorité des participants pourrait être motivée à se faire vacciner si le gouvernement justifie explicitement sa politique de vaccination et communique toutes les informations de façon transparente. Il est important que la décision finale de se faire vacciner ou non reste un choix individuel. Une minorité des participants considère que le gouvernement ne peut pas se positionner explicitement sur la vaccination et a décidé trop tôt de tout miser sur celle-ci.

Liberté de choix, le point central?

Faut-il pour autant rendre la vaccination obligatoire ? Certains le pensent, surtout si c'est le seul moyen d'atteindre une immunité collective. La solidarité est également centrale tant qu'il n'y a pas assez de vaccin pour tout le monde.

Mais faut-il distinguer vaccinés et non vaccinés ? Les Belges sont divisés. Certains défendent que la décision de ne pas se faire vacciner implique d'assumer les conséquences de ce choix. Ce groupe préconise l'utilisation d'un certificat de vaccination dans certains contextes (voyages, événements de masse, certaines professions, ...). Les autres argumentent qu'établir une distinction entre vaccinées et non vaccinées limite et affecte d'avance la liberté de choix de se faire vacciner ou non. Ils estiment que cela reviendrait à obliger indirectement la population à se faire vacciner, ce qui est inacceptable.

Les résultats de cette consultation ont été présentés au ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. "Il est essentiel d'être transparent sur la politique de vaccination si nous voulons que les Belges nous accordent leur confiance et la préserver. C'est pourquoi nous avons toujours été transparents et restons toujours justes lorsque nous recevons des informations d'un producteur de vaccins par exemple", a déclaré le ministre. Il souligne qu'on peut faire appel à la solidarité, mais qu'il est impossible de l'imposer. Selon le ministre, préserver la liberté de choix de se faire vacciner ou non doit être un point central de la politique belge de vaccination.

Plusieurs messages clés sur la politique belge de vaccination ressortent de ces consultations, organisées par Sciensano. Presque tous les participants se questionnent sur trois points importants : Tous les participants soutiennent la nécessité de retrouver une vie normale après une année 2020 difficile, indique le communiqué de Sciensano. Certains pensent que la vaccination est l'unique solution pour y parvenir. Mais le manque d'alternatives amène certains à se demander si l'urgence de la situation actuelle ne nous pousserait pas à prendre des décisions trop hâtives. Le message-clé est le suivant: il faut restaurer la confiance mutuelle entre citoyens et politiques. Pour cela, la transparence est primordiale, notamment sur les avantages et les inconvénients éventuels de la vaccination. Car des tensions persistent, notamment autour du rôle du gouvernement. Une majorité des participants pourrait être motivée à se faire vacciner si le gouvernement justifie explicitement sa politique de vaccination et communique toutes les informations de façon transparente. Il est important que la décision finale de se faire vacciner ou non reste un choix individuel. Une minorité des participants considère que le gouvernement ne peut pas se positionner explicitement sur la vaccination et a décidé trop tôt de tout miser sur celle-ci. Faut-il pour autant rendre la vaccination obligatoire ? Certains le pensent, surtout si c'est le seul moyen d'atteindre une immunité collective. La solidarité est également centrale tant qu'il n'y a pas assez de vaccin pour tout le monde. Mais faut-il distinguer vaccinés et non vaccinés ? Les Belges sont divisés. Certains défendent que la décision de ne pas se faire vacciner implique d'assumer les conséquences de ce choix. Ce groupe préconise l'utilisation d'un certificat de vaccination dans certains contextes (voyages, événements de masse, certaines professions, ...). Les autres argumentent qu'établir une distinction entre vaccinées et non vaccinées limite et affecte d'avance la liberté de choix de se faire vacciner ou non. Ils estiment que cela reviendrait à obliger indirectement la population à se faire vacciner, ce qui est inacceptable. Les résultats de cette consultation ont été présentés au ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. "Il est essentiel d'être transparent sur la politique de vaccination si nous voulons que les Belges nous accordent leur confiance et la préserver. C'est pourquoi nous avons toujours été transparents et restons toujours justes lorsque nous recevons des informations d'un producteur de vaccins par exemple", a déclaré le ministre. Il souligne qu'on peut faire appel à la solidarité, mais qu'il est impossible de l'imposer. Selon le ministre, préserver la liberté de choix de se faire vacciner ou non doit être un point central de la politique belge de vaccination.