Le secrétaire d'État N-VA, habitué des controverses, a été interrompu plusieurs fois lors d'une conférence à l'université de Gand, organisée par la "Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond (KVHV)", une association d'étudiants catholiques marquée à droite. Les activistes ont lu des témoignages de migrants qui, selon eux, éclairent d'une autre lumière la politique migratoire du gouvernement. M. Francken a accusé les perturbateurs "d'extrême-gauche" de "tout se permettre" et de ne pas respecter la démocratie. Une interprétation que contestent ces derniers. "Alors que le secrétaire d'État se voit offrir à nouveau une tribune pour exposer sa vision sur les réfugiés, des témoignages de migrants lui ont été opposés. Non parce qu'ils n'ont pas de voix mais parce que leur voix dans ce débat leur est retirée. Une énième forme de violence à laquelle sont confrontés des réfugiés à la recherche d'un abri sûr dans ce pays", a expliqué Rosa, l'une des activistes citée dans un communiqué de l'association Labo. L'association renvoie aux militants américains des droits civiques dans les années 1950 qui faisaient face à des réactions très hostiles, à l'image de ceux qui militent pour les droits des réfugiés, selon elle. "L'on privilégiait alors une action directe qui, d'après Martin Luther King, rendait visible une tension existante afin qu'elle ne puisse plus être niée", ajoute-t-elle. La semaine dernière, une conférence de M. Francken avait dû être annulée à la VUB parce que des étudiants bloquaient l'entrée des lieux. (Belga)

Le secrétaire d'État N-VA, habitué des controverses, a été interrompu plusieurs fois lors d'une conférence à l'université de Gand, organisée par la "Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond (KVHV)", une association d'étudiants catholiques marquée à droite. Les activistes ont lu des témoignages de migrants qui, selon eux, éclairent d'une autre lumière la politique migratoire du gouvernement. M. Francken a accusé les perturbateurs "d'extrême-gauche" de "tout se permettre" et de ne pas respecter la démocratie. Une interprétation que contestent ces derniers. "Alors que le secrétaire d'État se voit offrir à nouveau une tribune pour exposer sa vision sur les réfugiés, des témoignages de migrants lui ont été opposés. Non parce qu'ils n'ont pas de voix mais parce que leur voix dans ce débat leur est retirée. Une énième forme de violence à laquelle sont confrontés des réfugiés à la recherche d'un abri sûr dans ce pays", a expliqué Rosa, l'une des activistes citée dans un communiqué de l'association Labo. L'association renvoie aux militants américains des droits civiques dans les années 1950 qui faisaient face à des réactions très hostiles, à l'image de ceux qui militent pour les droits des réfugiés, selon elle. "L'on privilégiait alors une action directe qui, d'après Martin Luther King, rendait visible une tension existante afin qu'elle ne puisse plus être niée", ajoute-t-elle. La semaine dernière, une conférence de M. Francken avait dû être annulée à la VUB parce que des étudiants bloquaient l'entrée des lieux. (Belga)