"Nous exigeons le respect de la Constitution, le retour à l'ordre constitutionnel, et nous n'accepterons jamais le coup d'État militaire", a déclaré M. Condé dans une interview accordée à l'AFP, au journal Le Monde et à la radio RFI, à Paris. Après plusieurs jours d'un bras de fer provoqué par le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa, l'armée zimbabwéenne a pris le contrôle de la capitale, Harare. Le président Robert Mugabe, qui règne sur le pays depuis 1980, a fait savoir qu'il était retenu à son domicile par les militaires, lors d'un entretien téléphonique mercredi avec son homologue sud-africain Jacob Zuma. "Nous estimons que c'est un coup d'État. Le président est en résidence surveillée", a souligné M. Condé, de passage à Paris à l'occasion d'une levée de fonds pour financer le plan de développement de la Guinée. "C'est évident que la tentative d'éliminer des grands dirigeants de la lutte d'indépendance, qui ont été les plus grands soutiens du président Mugabe, pose problème", a-t-il relevé. Mais ces problèmes internes "doivent être résolus politiquement au sein de la Zanu-PF (parti présidentiel, NDLR) et non pas par une intervention de l'armée", a estimé M. Condé, qui a précisé ne pas avoir été encore directement "en contact" avec le président Robert Mugabe, 93 ans. (Belga)

"Nous exigeons le respect de la Constitution, le retour à l'ordre constitutionnel, et nous n'accepterons jamais le coup d'État militaire", a déclaré M. Condé dans une interview accordée à l'AFP, au journal Le Monde et à la radio RFI, à Paris. Après plusieurs jours d'un bras de fer provoqué par le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa, l'armée zimbabwéenne a pris le contrôle de la capitale, Harare. Le président Robert Mugabe, qui règne sur le pays depuis 1980, a fait savoir qu'il était retenu à son domicile par les militaires, lors d'un entretien téléphonique mercredi avec son homologue sud-africain Jacob Zuma. "Nous estimons que c'est un coup d'État. Le président est en résidence surveillée", a souligné M. Condé, de passage à Paris à l'occasion d'une levée de fonds pour financer le plan de développement de la Guinée. "C'est évident que la tentative d'éliminer des grands dirigeants de la lutte d'indépendance, qui ont été les plus grands soutiens du président Mugabe, pose problème", a-t-il relevé. Mais ces problèmes internes "doivent être résolus politiquement au sein de la Zanu-PF (parti présidentiel, NDLR) et non pas par une intervention de l'armée", a estimé M. Condé, qui a précisé ne pas avoir été encore directement "en contact" avec le président Robert Mugabe, 93 ans. (Belga)