Le soldat Elor Azaria, qui a aussi la nationalité française, a été condamné mardi pour homicide par un tribunal militaire israélien. Il avait été filmé en mars 2016 par un militant propalestinien alors qu'il tirait une balle dans la tête d'Abdel Fattah al-Sharif à Hébron en Cisjordanie occupée. Le Palestinien venait d'attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d'état de nuire. La vidéo s'était propagée sur les réseaux sociaux. Le verdict "dévoile l'étendue du mépris israélien pour le sang palestinien (...) et le degré de racisme atteint par les institutions de l'occupation", souligne l'organisation panarabe basée au Caire pour qui "la peine traduit une absence de conscience et une absence de justice". Les organisations de défense des droits de l'Homme, qui avaient salué la mise en accusation du soldat, se sont senties confortées dans leur ancienne dénonciation de l'impunité dont bénéficient les soldats israéliens selon elles. Le soldat encourait 20 ans de prison. Mais les juges ont délivré "un signal dangereux indiquant que les auteurs d'actes graves contre les Palestiniens sont protégés par le système", a déploré Amnesty International. (Belga)

Le soldat Elor Azaria, qui a aussi la nationalité française, a été condamné mardi pour homicide par un tribunal militaire israélien. Il avait été filmé en mars 2016 par un militant propalestinien alors qu'il tirait une balle dans la tête d'Abdel Fattah al-Sharif à Hébron en Cisjordanie occupée. Le Palestinien venait d'attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d'état de nuire. La vidéo s'était propagée sur les réseaux sociaux. Le verdict "dévoile l'étendue du mépris israélien pour le sang palestinien (...) et le degré de racisme atteint par les institutions de l'occupation", souligne l'organisation panarabe basée au Caire pour qui "la peine traduit une absence de conscience et une absence de justice". Les organisations de défense des droits de l'Homme, qui avaient salué la mise en accusation du soldat, se sont senties confortées dans leur ancienne dénonciation de l'impunité dont bénéficient les soldats israéliens selon elles. Le soldat encourait 20 ans de prison. Mais les juges ont délivré "un signal dangereux indiquant que les auteurs d'actes graves contre les Palestiniens sont protégés par le système", a déploré Amnesty International. (Belga)