Le switch

En 2015, Maxime Daye devenait bourgmestre de Braine-le-Comte en succédant à son mentor Jean-Jacques Flahaux. Ce dernier avait remporté haut la main les élections avec sa liste Braine (MR), mais a choisi de céder son écharpe en cours de mandat pour devenir député fédéral. " C'était prévu comme ça et, étant échevin depuis 2006, j'ai eu le temps de me familiariser avec le travail qui m'attendait ", rappelle le trentenaire.
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En 2015, Maxime Daye devenait bourgmestre de Braine-le-Comte en succédant à son mentor Jean-Jacques Flahaux. Ce dernier avait remporté haut la main les élections avec sa liste Braine (MR), mais a choisi de céder son écharpe en cours de mandat pour devenir député fédéral. " C'était prévu comme ça et, étant échevin depuis 2006, j'ai eu le temps de me familiariser avec le travail qui m'attendait ", rappelle le trentenaire. Bien que préparé à sa fonction, Maxime Daye avoue ne pas avoir eu trois années faciles. Son accession au mayorat a coïncidé avec la mise sous Crac (Centre d'aide régional aux communes) de Braine-le-Comte. " Il a fallu prendre des décisions drastiques et augmenter la fiscalité, car c'est la principale source de revenus de la commune, reconnaît le bourgmestre. J'ai vite été confronté à mes responsabilités. " En coalition avec Braine dans la majorité, le PS assume également ce bilan, tout en précisant que la gestion des finances ne figure pas dans ses compétences. " Il y a peut-être eu trop d'optimisme au niveau de certains investissements qui auraient dûs être réalisés sur douze ans plutôt que six ", analyse Olivier Fiévez, tête de liste PS et troisième échevin. " Malgré ces difficultés, nous assumons notre partenariat et n'avons pas quitté la majorité car nous voulons aussi être ceux qui redresseront la situation. C'est d'ailleurs déjà en cours. " Malgré cette grosse ombre au tableau, le bilan n'est pas complètement négatif pour l'actuelle majorité. Le duo Braine - PS peut se targuer de belles réalisations, comme l'ouverture de la piscine " qui fonctionne bien mieux que prévu ", précise Olivier Fiévez. Maxime Daye insiste sur les nombreuses animations développées par la ville : le Ronquières Festival, la programmation enrichie du centre culturel, la campagne " Fier d'être Brainois ", les événements autour d'Eden Hazard... " Grâce à ces activités, Braine-le-Comte est une ville résidentielle, mais pas dortoir ", estime-t-il. " Nous sommes aussi en train de changer le visage de la commune en démolissant les chancres du centre en partenariat avec le privé. C'est le cas des sites des anciens ABT ou des autobus brainois. " La plupart de ces lieux laisseront place à de l'habitat, le bourgmestre voulant des " quartiers agréables ". Le PS et plusieurs membres de l'opposition soulignent la nécessité de mesurer cette augmentation démographique et urbanistique, mais Maxime Daye tempère : " Il y a beaucoup de fantasmes mais, ces six dernières années, nous avons seulement gagné 300 habitants. " Outre Braine et le PS, seul Ecolo (mené par Nino Manzini) avait dévoilé une liste complète à l'heure d'écrire ces lignes. Le CDH devrait également présenter quelques candidats, tout comme le PP. Pas de quoi renverser les forces en présence mais, de l'avis de Maxime Daye, " le jeu est un peu plus ouvert car, cette année, il n'y a pas eu de traditionnel échange préélectoral ". Si, comme en 2012, Braine venait à rafler la majorité des sièges, il pourrait donc se passer du PS. Ce dernier projette toutefois de rester au minimum le deuxième parti sur l'échiquier brainois et se dit évidemment candidat à une majorité. Olivier Fiévez s'en tient à des propositions qu'il veut réalistes face à la situation financière de la commune. " Baisser les impôts, ce ne sera pas possible tout de suite... Nous veillerons par contre à instaurer une bonne gouvernance et davantage de cohésion sociale. " Par Marie-Eve Rebts.