"Notre première option est Dan Nica", a-t-elle déclaré à l'issue d'une réunion avec les dirigeants du Parti social-démocrate roumain (PSD, au pouvoir). Une diplomate roumaine, Gabriela Ciot, est l'autre choix du gouvernement, pour respecter les objectifs de parité de la Commission européenne d'Ursula von der Leyen, a ajouté Mme Dancila. Lundi, la commission des Affaires juridiques du Parlement européen avait estimé que les personnalités nommées par la Roumanie et la Hongrie, Rovana Plumb (Transports) et Laszlo Troscanyi (Voisinage et élargissement), étaient "inaptes" à prendre leurs fonctions au sein de la Commission en raison de conflits d'intérêts présumés. Le PSD et Rovana Plumb avaient alors accusé l'Europe d'agir de manière "éminemment politique" et l'opposition roumaine de "saboter" la candidate nationale. Après le rejet de son premier choix, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait proposé un nouveau nom, celui de l'ambassadeur de Hongrie à Bruxelles, Oliver Varhelyi. A 59 ans, le Roumain Dan Nica est membre du Parlement européen et ancien ministre des Communications. Il a été soupçonné d'avoir touché des pots-de-vin dans une affaire datant en 2004 et concernant l'achat de licences de logiciels Microsoft. L'affaire avait été classée sans suites pour des raisons de prescription. M. Nica a affirmé à des journalistes mardi qu'il n'avait "aucun problème" judiciaire. Le véritable problème, selon lui, est que sa nomination bousculerait l'objectif de parité visé par Ursula von der Leyen. Le président roumain Klaus Iohannis (centre droit), qui est en désaccord avec le gouvernement de gauche, a invité la Première ministre à parler mercredi de cette nomination, invitation partiellement refusée par cette dernière qui a affirmé qu'elle s'entretiendrait avec le chef d'Etat avant la fin de la semaine. Le gouvernement de Viorica Dancila est actuellement en difficulté, menacé par un vote de défiance. (Belga)