L'Arabie saoudite a obtenu le feu vert de 47 des 54 États membres du Conseil économique et social des Nations unies (Ecosoc), dont la Belgique. Alors que dans ce royaume conservateur les femmes n'ont notamment pas le droit de conduire, d'ouvrir un compte en banque personnel, de se rendre à l'étranger, de se marier sans autorisation Ce vote a provoqué des réactions scandalisées tant au sein de l'opposition que de la majorité. Le Premier ministre Charles Michel (MR) a regretté jeudi à la Chambre le vote en faveur de l'Arabie saoudite. "Si c'était à refaire, le gouvernement aurait plaidé pour qu'il n'y ait pas le soutien (à l'Arabie Saoudite), il n'y a aucune ambigüité là-dessus. J'ai donné des instructions afin qu'à l'avenir l'appréciation politique de ce type de dossier ait lieu au plus haut niveau", a-t-il dit. Le Premier ministre a évoqué un concours de circonstances fâcheux à l'origine de ce vote, traditionnellement pas requis. Il y a eu un délai de "quelques heures" entre le moment où le ministère des Affaires étrangères a été mis au courant et celui où la réponse devait être communiquée, a précisé M. Michel, le vote ayant été exprimé par un diplomate. Mais les écologistes ont affirmé vendredi, sur la foi de courriels internes, que neuf heures au moins se sont écoulées entre le moment où le cabinet de M. Reynders a été informé de la demande d'un vote à la commission des Nations Unies pour les droits des femmes et le moment où celui-ci a répondu. Le ministre sera entendu une nouvelle fois à ce propos mardi en commission des relations extérieures de la Chambre. "Il est important que M. Reynders n'ait pas été au courant. C'est très très clair et je pense qu'il en est ainsi. Si on a menti ou dit des choses fausses, je pense que cela ne peut par continuer", a affirmé dimanche la députée Van Hoof. (Belga)

L'Arabie saoudite a obtenu le feu vert de 47 des 54 États membres du Conseil économique et social des Nations unies (Ecosoc), dont la Belgique. Alors que dans ce royaume conservateur les femmes n'ont notamment pas le droit de conduire, d'ouvrir un compte en banque personnel, de se rendre à l'étranger, de se marier sans autorisation Ce vote a provoqué des réactions scandalisées tant au sein de l'opposition que de la majorité. Le Premier ministre Charles Michel (MR) a regretté jeudi à la Chambre le vote en faveur de l'Arabie saoudite. "Si c'était à refaire, le gouvernement aurait plaidé pour qu'il n'y ait pas le soutien (à l'Arabie Saoudite), il n'y a aucune ambigüité là-dessus. J'ai donné des instructions afin qu'à l'avenir l'appréciation politique de ce type de dossier ait lieu au plus haut niveau", a-t-il dit. Le Premier ministre a évoqué un concours de circonstances fâcheux à l'origine de ce vote, traditionnellement pas requis. Il y a eu un délai de "quelques heures" entre le moment où le ministère des Affaires étrangères a été mis au courant et celui où la réponse devait être communiquée, a précisé M. Michel, le vote ayant été exprimé par un diplomate. Mais les écologistes ont affirmé vendredi, sur la foi de courriels internes, que neuf heures au moins se sont écoulées entre le moment où le cabinet de M. Reynders a été informé de la demande d'un vote à la commission des Nations Unies pour les droits des femmes et le moment où celui-ci a répondu. Le ministre sera entendu une nouvelle fois à ce propos mardi en commission des relations extérieures de la Chambre. "Il est important que M. Reynders n'ait pas été au courant. C'est très très clair et je pense qu'il en est ainsi. Si on a menti ou dit des choses fausses, je pense que cela ne peut par continuer", a affirmé dimanche la députée Van Hoof. (Belga)