Il paraît que Jean-Marc Nollet n'arrête pas. Le nouveau coprésident écologiste, qui est probablement là pour longtemps, le murmure à l'oreille de certains. " C'est quand on laisse le moins de place au hasard qu'il fait le mieux les choses ", chantonne-t-il, avec cette rigoureuse obstination qui le caractérise. Son parti, Ecolo, n'est plus la formation laminée par la défaite de 2014 et striée par les tensions internes qui s'ensuivirent. Servi par un air du temps auquel son souffle a contribué, Ecolo est aujourd'hui un parti organisé. Si organisé que nos entretiens se sont accompagnés d'une prévenance, envoyée par le directeur de la communication écologiste à tous ses parlementaires : " Hello. Nicolas De Decker a visiblement entamé un tour pour sonder l'état du parti. Pouvez-vous me faire savoir si vous êtes contacté, pour en discuter préalablement. " Si organisé qu'Ecolo se prépare à triompher, le 26 mai prochain, d'une campagne dont il aura constamment fixé l'agenda. Si organisé qu'il travaille déjà sur des participations au pouvoir que les objurgations de la plus ancienne coprésidente, Zakia Khattabi - " depuis les élections communales, mon mot d'ordre est de ne pas nous laisser aveugler par la victoire d'octobre. Certains me reprochent même de ne pas l'avoir assez savourée " a-t-elle tenu à nous signaler - ne suffisent pas à présenter comme autrement qu'inévitables.
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