L'armée américaine a remis dimanche la base de Camp Antonik, située dans la province du Helmand (sud), un bastion des Talibans, aux forces afghanes, après avoir officiellement entamé la veille son retrait d'Afghanistan. Les talibans et les forces gouvernementales se sont affrontés dans plusieurs provinces, y compris dans l'ancien bastion insurgé de Kandahar où l'armée américaine a mené une "frappe de précision" samedi alors qu'elle commençait le retrait final des troupes. Cinquante-deux autres combattants talibans ont été blessés dans les affrontements, a assuré le ministère dans un communiqué, sans préciser les pertes subies par les forces gouvernementales. Les talibans n'ont fait aucun commentaire sur les combats, mais les deux camps sont connus pour exagérer les pertes infligées à l'autre. Les combats se sont poursuivis sans relâche ces derniers mois alors que les efforts de paix visant à mettre fin à vingt ans de conflit ont échoué. L'armée américaine a officiellement commencé samedi à retirer ses 2.500 soldats restants du pays, comme l'a ordonné le mois dernier le président Joe Biden. Les responsables américains sur le terrain affirment que le retrait a commencé quelques jours avant le 1er mai - date limite convenue entre Washington et les talibans l'année dernière pour achever le retrait. Le retrait de toutes les forces américaines sera désormais achevé avant le vingtième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. L'armée américaine a déclaré samedi qu'elle avait mené une "frappe de précision" après qu'une de ses bases sur l'aérodrome de Kandahar "a été la cible de tirs indirects" qui n'ont causé aucun dommage. Cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, est intervenue alors que les talibans ont estimé que l'armée américaine avait violé l'accord signé l'année dernière en n'achevant pas le retrait de ses troupes avant le 1er mai. "Cela autorise en principe nos moudjahidines à prendre les mesures appropriées contre les forces d'invasion", a déclaré à l'AFP Mohammed Naeem, un porte-parole des talibans. Depuis que l'accord de retrait américain a été conclu, les talibans n'ont pas attaqué directement les troupes étrangères, mais s'en sont pris aux forces gouvernementales dans les campagnes et ont mené une campagne de terreur par attentats dans les zones urbaines. (Belga)

L'armée américaine a remis dimanche la base de Camp Antonik, située dans la province du Helmand (sud), un bastion des Talibans, aux forces afghanes, après avoir officiellement entamé la veille son retrait d'Afghanistan. Les talibans et les forces gouvernementales se sont affrontés dans plusieurs provinces, y compris dans l'ancien bastion insurgé de Kandahar où l'armée américaine a mené une "frappe de précision" samedi alors qu'elle commençait le retrait final des troupes. Cinquante-deux autres combattants talibans ont été blessés dans les affrontements, a assuré le ministère dans un communiqué, sans préciser les pertes subies par les forces gouvernementales. Les talibans n'ont fait aucun commentaire sur les combats, mais les deux camps sont connus pour exagérer les pertes infligées à l'autre. Les combats se sont poursuivis sans relâche ces derniers mois alors que les efforts de paix visant à mettre fin à vingt ans de conflit ont échoué. L'armée américaine a officiellement commencé samedi à retirer ses 2.500 soldats restants du pays, comme l'a ordonné le mois dernier le président Joe Biden. Les responsables américains sur le terrain affirment que le retrait a commencé quelques jours avant le 1er mai - date limite convenue entre Washington et les talibans l'année dernière pour achever le retrait. Le retrait de toutes les forces américaines sera désormais achevé avant le vingtième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. L'armée américaine a déclaré samedi qu'elle avait mené une "frappe de précision" après qu'une de ses bases sur l'aérodrome de Kandahar "a été la cible de tirs indirects" qui n'ont causé aucun dommage. Cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, est intervenue alors que les talibans ont estimé que l'armée américaine avait violé l'accord signé l'année dernière en n'achevant pas le retrait de ses troupes avant le 1er mai. "Cela autorise en principe nos moudjahidines à prendre les mesures appropriées contre les forces d'invasion", a déclaré à l'AFP Mohammed Naeem, un porte-parole des talibans. Depuis que l'accord de retrait américain a été conclu, les talibans n'ont pas attaqué directement les troupes étrangères, mais s'en sont pris aux forces gouvernementales dans les campagnes et ont mené une campagne de terreur par attentats dans les zones urbaines. (Belga)