"Nous appelons la population colombienne à une nouvelle journée de grève nationale le 12 mai", a déclaré Jennifer Pedraza, leader étudiante de ce Comité national de grève. Pendant près de quatre heures, des représentants du collectif, qui rassemble syndicats, mouvement sociaux et universitaires, ont rencontré M. Duque au palais présidentiel, sans parvenir à un accord. Selon le dernier bilan officiel, les violences qui ont marqué les manifestations initiées le 28 avril ont fait au moins 27 morts et des centaines de blessés. Les ONG locales Temblores et Indepaz dénoncent pour leur part 47 morts, "dont 39 pour violence policière". Les représentants du comité ont souligné qu'en dépit de son offre de négociation, le gouvernement n'a pas pris en compte leur demande de freiner la répression, ce qui a empêché d'avancer sur d'autres revendications. Après les mobilisations massives de 2019 et 2020, le gouvernement de droite est confronté à une nouvelle crise sociale, provoquée par un projet de hausse des impôts visant à pallier l'impact économique de la pandémie. M. Duque a retiré le texte le 2 mai, mais la répression policière a accru la colère de la rue. (Belga)

"Nous appelons la population colombienne à une nouvelle journée de grève nationale le 12 mai", a déclaré Jennifer Pedraza, leader étudiante de ce Comité national de grève. Pendant près de quatre heures, des représentants du collectif, qui rassemble syndicats, mouvement sociaux et universitaires, ont rencontré M. Duque au palais présidentiel, sans parvenir à un accord. Selon le dernier bilan officiel, les violences qui ont marqué les manifestations initiées le 28 avril ont fait au moins 27 morts et des centaines de blessés. Les ONG locales Temblores et Indepaz dénoncent pour leur part 47 morts, "dont 39 pour violence policière". Les représentants du comité ont souligné qu'en dépit de son offre de négociation, le gouvernement n'a pas pris en compte leur demande de freiner la répression, ce qui a empêché d'avancer sur d'autres revendications. Après les mobilisations massives de 2019 et 2020, le gouvernement de droite est confronté à une nouvelle crise sociale, provoquée par un projet de hausse des impôts visant à pallier l'impact économique de la pandémie. M. Duque a retiré le texte le 2 mai, mais la répression policière a accru la colère de la rue. (Belga)