L'instance a indiqué dans un communiqué avoir "ouvert une enquête préliminaire" contre le président de droite et son parti du Centre démocratique (CD) pour "violation présumée des règles électorales sur le financement des campagnes électorales". L'enquête visant le président Duque, élu en 2018 à la tête de la Colombie pour un mandat de quatre ans, a été lancée sur la base de conversations interceptées par le bureau du procureur. Ces conversations impliquent Nubia Martinez, directrice du Centre démocratique et ancienne collaboratrice de l'ex-président de droite Alvaro Uribe (lui-même assigné à résidence dans une autre affaire), ainsi qu'un narcotrafiquant présumé assassiné au Brésil en 2019. Dans les enregistrements, "il est fait état de présumés soutiens économiques de l'homme d'affaires vénézuélien Oswaldo Cisneros pour un montant de 300.000 dollars", précise le Conseil national électoral (CNE). Or la loi colombienne interdit les financements de la part de ressortissants étrangers pour les campagnes électorales. Dans une lettre ouverte, le Centre démocratique a assuré que "l'homme d'affaires Oswaldo Cisneros n'avait apporté aucun soutien" financier à la campagne. Il a cependant reconnu un don de 700 millions de pesos colombiens (environ 185.000 dollars) de la part de l'entreprise CNE Oil & Gas. Cette dernière est la filiale colombienne de la multinationale Canacol Energy. Selon le site internet de la compagnie, Oswaldo Cisneros fait partie du conseil d'administration de l'entreprise. Ivan Duque a remporté l'élection présidentielle de 2018 avec 54% des voix face à son adversaire de gauche, le sénateur et ancien guérillero Gustavo Petro. En mars, la Cour suprême a annoncé l'ouverture d'une enquête contre l'ancien président Uribe pour son implication présumée dans une affaire d'achat de voix en faveur de son dauphin Ivan Duque. (Belga)

L'instance a indiqué dans un communiqué avoir "ouvert une enquête préliminaire" contre le président de droite et son parti du Centre démocratique (CD) pour "violation présumée des règles électorales sur le financement des campagnes électorales". L'enquête visant le président Duque, élu en 2018 à la tête de la Colombie pour un mandat de quatre ans, a été lancée sur la base de conversations interceptées par le bureau du procureur. Ces conversations impliquent Nubia Martinez, directrice du Centre démocratique et ancienne collaboratrice de l'ex-président de droite Alvaro Uribe (lui-même assigné à résidence dans une autre affaire), ainsi qu'un narcotrafiquant présumé assassiné au Brésil en 2019. Dans les enregistrements, "il est fait état de présumés soutiens économiques de l'homme d'affaires vénézuélien Oswaldo Cisneros pour un montant de 300.000 dollars", précise le Conseil national électoral (CNE). Or la loi colombienne interdit les financements de la part de ressortissants étrangers pour les campagnes électorales. Dans une lettre ouverte, le Centre démocratique a assuré que "l'homme d'affaires Oswaldo Cisneros n'avait apporté aucun soutien" financier à la campagne. Il a cependant reconnu un don de 700 millions de pesos colombiens (environ 185.000 dollars) de la part de l'entreprise CNE Oil & Gas. Cette dernière est la filiale colombienne de la multinationale Canacol Energy. Selon le site internet de la compagnie, Oswaldo Cisneros fait partie du conseil d'administration de l'entreprise. Ivan Duque a remporté l'élection présidentielle de 2018 avec 54% des voix face à son adversaire de gauche, le sénateur et ancien guérillero Gustavo Petro. En mars, la Cour suprême a annoncé l'ouverture d'une enquête contre l'ancien président Uribe pour son implication présumée dans une affaire d'achat de voix en faveur de son dauphin Ivan Duque. (Belga)