Le mouvement est organisé à l'appel de syndicats de travailleurs et d'organisations étudiantes, indigènes, de défense de l'environnement ainsi que de l'opposition, contre les politiques économiques, sociales et sécuritaires du chef de l'Etat conservateur. "C'est une accumulation de situations que nous espérons voir révisées après cette journée, y compris par un grand dialogue national de concertation", a déclaré à l'AFP Roberto Gomez, président de la Confédération générale du travail. Cette journée intervient dans un climat agité en Amérique latine, suite aux crises socio-politiques, sans dénominateur commun, agitant l'Equateur, puis le Chili et la Bolivie. A Bogota, la circulation automobile était inhabituellement fluide en début de matinée et les autorités faisaient état d'une certaine "tranquillité", en dépit de blocages affectant les transports urbains et des avenues. Des militaires ont été déployés dans la capitale à la demande de la municipalité, pour protéger des "installations stratégiques", ainsi que dans d'autres villes du pays. Cela a suscité la "préoccupation" du bureau colombien de la Haute commissaire des Nations unies pour les droits humains. "Les Etats doivent limiter et conditionner au maximum l'usage des forces militaires pour le contrôle de troubles internes", a-t-il indiqué dans un communiqué. Le président a admis, dans une allocution télévisée mercredi, la légitimité de certaines revendications, tout en déplorant une campagne contre son gouvernement basée sur des "mensonges" et cherchant à susciter des violences. (Belga)