Les protestataires exigent plus de justice sociale, une réforme de la police, accusée de réprimer brutalement les manifestations, et un Etat plus solidaire face aux dégâts sociaux causés par la pandémie. Quelque 42 % des 50 millions de Colombiens vivent désormais dans la pauvreté. Le Comité national de grève, initiateur de la mobilisation fin avril, mais qui n'en représente pas toutes les composantes, a appelé à la reprise des rassemblements après plus d'un mois de pause. Composé d'étudiants, d'associations indigènes et sociales, le Comité avait suspendu ses mobilisations le 15 juin. Plusieurs semaines de pourparlers avec le gouvernement n'ont abouti à rien. Les forces de l'ordre ont fermé les accès au siège de la présidence et du Parlement, dont la nouvelle session parlementaire a été inaugurée mardi par M. Duque. La veille, le gouvernement avait annoncé le déploiement de 65.000 militaires et policiers dans le pays en prévision des manifestations qu'il accuse d'être infiltrés par des dissidents de l'ex-guérilla des Forces armée révolutionnaires de Colombie (FARC) et des rebelles de l'Armée nationale de libération (ELN), dernière guérilla active dans le pays. Plus de 60 personnes ont été tuées et plusieurs milliers d'autres blessées depuis le 28 avril, selon le bureau de la Défense du peuple, un organisme public chargé de veiller au respect des droits humains. Le gouvernement d'Ivan Duque, dont l'impopularité s'élève à 76%, a été confronté à plusieurs vagues de contestation. La dernière a débuté fin avril pour protester contre un projet de réforme de l'impôt, depuis retiré. (Belga)

Les protestataires exigent plus de justice sociale, une réforme de la police, accusée de réprimer brutalement les manifestations, et un Etat plus solidaire face aux dégâts sociaux causés par la pandémie. Quelque 42 % des 50 millions de Colombiens vivent désormais dans la pauvreté. Le Comité national de grève, initiateur de la mobilisation fin avril, mais qui n'en représente pas toutes les composantes, a appelé à la reprise des rassemblements après plus d'un mois de pause. Composé d'étudiants, d'associations indigènes et sociales, le Comité avait suspendu ses mobilisations le 15 juin. Plusieurs semaines de pourparlers avec le gouvernement n'ont abouti à rien. Les forces de l'ordre ont fermé les accès au siège de la présidence et du Parlement, dont la nouvelle session parlementaire a été inaugurée mardi par M. Duque. La veille, le gouvernement avait annoncé le déploiement de 65.000 militaires et policiers dans le pays en prévision des manifestations qu'il accuse d'être infiltrés par des dissidents de l'ex-guérilla des Forces armée révolutionnaires de Colombie (FARC) et des rebelles de l'Armée nationale de libération (ELN), dernière guérilla active dans le pays. Plus de 60 personnes ont été tuées et plusieurs milliers d'autres blessées depuis le 28 avril, selon le bureau de la Défense du peuple, un organisme public chargé de veiller au respect des droits humains. Le gouvernement d'Ivan Duque, dont l'impopularité s'élève à 76%, a été confronté à plusieurs vagues de contestation. La dernière a débuté fin avril pour protester contre un projet de réforme de l'impôt, depuis retiré. (Belga)