"Le Défenseur du peuple déplore l'assassinat du leader social et défenseur des droits humains Eder Cuetia Conda et a demandé aux autorités de faire la lumière sur ce crime ainsi que d'arrêter les responsables", a annoncé cet organisme public de protection des droits dans un communiqué. M. Cuetia, assassiné dimanche soir sur la commune de Corinto (Cauca), était notamment membre du mouvement de gauche Marche Patriotique, coordinateur de la sécurité du hameau de Los Andes et agriculteur dans la réserve indigène de Lopez Adentro, selon le texte. Il a été attaqué par un homme au visage dissimulé par une capuche qui lui a tiré dessus par balles, puis a pris la fuite à moto, a précisé le Défenseur du peuple, citant l'ONG locale Réseau des droits humains du sud-ouest colombien (RDDHHFIC). Sur son site web, l'ONG a précisé que la victime avait "reçu deux impacts de balles d'un revolver calibre 38 dans la tempe droite (...) qui ont causé sa mort instantanée". Dans un courrier adressé aux autorités, dont le président colombien Juan Manuel Santos, elle a attribué la responsabilité de ce nouvel homicide à "des membres de forces armées illégales" opérant dans le secteur. M. Santos a promis que l'Etat protègerait les militants et défenseurs de droits contre les "intolérants" et les "criminels", jeudi dernier en installant dans le Cauca la Commission de garanties de sécurité nationale, prévue dans l'accord de paix signé en novembre avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes). Fin janvier, le gouvernement a fait état de 17 dirigeants d'associations assassinées depuis le 1er décembre et la ratification de l'accord de paix par le Congrès. L'ONG colombienne Somos Defensores (Nous sommes des défenseurs) a pour sa part publié son rapport annuel la semaine dernière, indiquant que 80 défenseurs des droits humains avaient été assassinés en 2015 et 49 autres menacés, soit une hausse de respectivement 22% et 29% par rapport à 2015. (Belga)

"Le Défenseur du peuple déplore l'assassinat du leader social et défenseur des droits humains Eder Cuetia Conda et a demandé aux autorités de faire la lumière sur ce crime ainsi que d'arrêter les responsables", a annoncé cet organisme public de protection des droits dans un communiqué. M. Cuetia, assassiné dimanche soir sur la commune de Corinto (Cauca), était notamment membre du mouvement de gauche Marche Patriotique, coordinateur de la sécurité du hameau de Los Andes et agriculteur dans la réserve indigène de Lopez Adentro, selon le texte. Il a été attaqué par un homme au visage dissimulé par une capuche qui lui a tiré dessus par balles, puis a pris la fuite à moto, a précisé le Défenseur du peuple, citant l'ONG locale Réseau des droits humains du sud-ouest colombien (RDDHHFIC). Sur son site web, l'ONG a précisé que la victime avait "reçu deux impacts de balles d'un revolver calibre 38 dans la tempe droite (...) qui ont causé sa mort instantanée". Dans un courrier adressé aux autorités, dont le président colombien Juan Manuel Santos, elle a attribué la responsabilité de ce nouvel homicide à "des membres de forces armées illégales" opérant dans le secteur. M. Santos a promis que l'Etat protègerait les militants et défenseurs de droits contre les "intolérants" et les "criminels", jeudi dernier en installant dans le Cauca la Commission de garanties de sécurité nationale, prévue dans l'accord de paix signé en novembre avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes). Fin janvier, le gouvernement a fait état de 17 dirigeants d'associations assassinées depuis le 1er décembre et la ratification de l'accord de paix par le Congrès. L'ONG colombienne Somos Defensores (Nous sommes des défenseurs) a pour sa part publié son rapport annuel la semaine dernière, indiquant que 80 défenseurs des droits humains avaient été assassinés en 2015 et 49 autres menacés, soit une hausse de respectivement 22% et 29% par rapport à 2015. (Belga)