Premier afro-américain à avoir occupé le poste de chef d'état-major des armées, avant de devenir chef de la diplomatie américaine sous la présidence républicaine de George W. Bush, Colin Powell a toujours été très critique envers Donald Trump. En 2016, il avait annoncé qu'il voterait Hillary Clinton. "Je ne pouvais voter pour lui (en 2016) et je ne peux certainement pas soutenir le président Trump cette année", a-t-il déclaré sur CNN, indiquant explicitement qu'il voterait pour Joe Biden. "Nous avons une constitution, devons respecter la constitution. Et le président s'en est éloigné", a-t-il déploré. "Je n'aurais jamais utilisé ce mot pour aucun des quatre présidents pour lesquels j'ai travaillé: il ment", a-t-il poursuivi, déplorant le silence du parti républicain vis-à-vis du milliardaire. "Il ment tout le temps", a-t-il encore dit, appelant tous les Américains à réfléchir à son impact sur la société et sur la place des États-Unis dans le monde. "Réfléchissez, faites appel à votre bon sens, posez-vous la question: est-ce bon pour mon pays"?. Interrogé sur le sévère réquisitoire de Jim Mattis, ex-ministre de la Défense de Donald Trump qui a accusé ce dernier de vouloir "diviser" l'Amérique, Collin Powell a estimé que le diagnostic était indiscutable. "Regardez tout ce qu'il a fait pour nous diviser", a-t-il expliqué, évoquant la question des tensions raciales mais aussi la place des États-Unis dans le monde. Avocat de la guerre en Irak, M. Powell avait fait le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité de l'Onu, une longue allocution sur les armes de destruction massive (ADM) prétendument détenues par l'Irak, des arguments qui ont servi à justifier l'invasion du pays. Il a admis par la suite que cette prestation était une "tache" sur sa réputation. "C'est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan", a-t-il affirmé. Dans un tweet rédigé peu après l'entretien de l'ancien chef de la diplomatie américaine, Donald Trump est revenu sur cette épisode. "Powell n'avait-il pas dit que l'Irak avait des armes de destruction massive? Ils n'en avaient pas, mais nous sommes partis en GUERRE!". (Belga)

Premier afro-américain à avoir occupé le poste de chef d'état-major des armées, avant de devenir chef de la diplomatie américaine sous la présidence républicaine de George W. Bush, Colin Powell a toujours été très critique envers Donald Trump. En 2016, il avait annoncé qu'il voterait Hillary Clinton. "Je ne pouvais voter pour lui (en 2016) et je ne peux certainement pas soutenir le président Trump cette année", a-t-il déclaré sur CNN, indiquant explicitement qu'il voterait pour Joe Biden. "Nous avons une constitution, devons respecter la constitution. Et le président s'en est éloigné", a-t-il déploré. "Je n'aurais jamais utilisé ce mot pour aucun des quatre présidents pour lesquels j'ai travaillé: il ment", a-t-il poursuivi, déplorant le silence du parti républicain vis-à-vis du milliardaire. "Il ment tout le temps", a-t-il encore dit, appelant tous les Américains à réfléchir à son impact sur la société et sur la place des États-Unis dans le monde. "Réfléchissez, faites appel à votre bon sens, posez-vous la question: est-ce bon pour mon pays"?. Interrogé sur le sévère réquisitoire de Jim Mattis, ex-ministre de la Défense de Donald Trump qui a accusé ce dernier de vouloir "diviser" l'Amérique, Collin Powell a estimé que le diagnostic était indiscutable. "Regardez tout ce qu'il a fait pour nous diviser", a-t-il expliqué, évoquant la question des tensions raciales mais aussi la place des États-Unis dans le monde. Avocat de la guerre en Irak, M. Powell avait fait le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité de l'Onu, une longue allocution sur les armes de destruction massive (ADM) prétendument détenues par l'Irak, des arguments qui ont servi à justifier l'invasion du pays. Il a admis par la suite que cette prestation était une "tache" sur sa réputation. "C'est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan", a-t-il affirmé. Dans un tweet rédigé peu après l'entretien de l'ancien chef de la diplomatie américaine, Donald Trump est revenu sur cette épisode. "Powell n'avait-il pas dit que l'Irak avait des armes de destruction massive? Ils n'en avaient pas, mais nous sommes partis en GUERRE!". (Belga)