Le président de la N-VA affirme, en effet, au quotidien néerlandais De Volkskrant qu'il connaît des conseillers communaux "pour lesquels il ne peut mettre sa main au feu". Il ne veut pas citer de noms, mais précise qu'il s'agit de politiciens "qui recrutent leurs voix auprès de certains groupes de populations, dans certains quartiers", une manière de rendre suspects tous les politiciens anversois qui cherchent des voix parmi la communauté allochtone.

Ses propos suscitent la colère, tant de la part la majorité que de l'opposition. Philippe De Backer, secrétaire d'État au fédéral et tête de liste Open VLD, a également convié le bourgmestre d'Anvers à saisir la justice s'il dispose d'informations relatives à une potentielle influence politique par la mafia de la drogue. Kris Peeters, vice-Premier ministre et tête de liste CD&V appelle quant à lui à "plus de sérieux" dans la campagne électorale.

Pour Jinnih Beels, tête de liste sp.a à Anvers, les propos de Bart De Wever sont "inadmissibles". "S'il a connaissance de délits, il doit les dénoncer au parquet", a-t-elle réagi. D'après elle, De Wever essaie de masquer l'échec de sa guerre contre la drogue.

Échec

Interrogé par le quotidien De Morgen le politologue Dave Sinardet (VUB) partage cette opinion. Il soupçonne également le président de la N-VA de détourner l'attention du véritable problème, c'est-à-dire de la guerre contre la drogue, qui ne donne pas les résultats espérés. "L'attaque est la meilleure défense. Pour masquer l'échec de sa politique en matière de drogue, Bart De Wever donne l'impression que ses adversaires ne voient pas la menace, comme Kris Peeters (CD & V), ou - dans le cas de l'opposition - rejoignent même l'ennemi. Alors que lui-même se bat", estime-t-il.

Il y a six ans, le bourgmestre lançait sa guerre contre la drogue, mais depuis le problème n'a fait qu'empirer. Si Sinardet reconnaît la difficulté pour une administration communale à s'attaquer à un pareil fléau, il souligne que "c'est De Wever qui a déclaré ouverte la guerre contre la drogue. Il peut être jugé là-dessus et c'est ce qu'il se passe", ajoute le politologue.

Entre-temps, le président du sp.a John Crombez accuse la N-VA d'entretenir des liens avec le milieu de la cocaïne. "Au sein de la N-VA anversoise, il y a certainement deux personnes qui ont des liens très étroits avec le milieu de la cocaïne", a-t-il déclaré à la chaîne flamande VTM. "La corruption se combat en toute transparence. Si au sommet de la N-VA, des gens ont un passé avec la drogue ou des liens avec des fabricants d'armes, cela peut se savoir aussi", estime-t-il.

Le président de la N-VA affirme, en effet, au quotidien néerlandais De Volkskrant qu'il connaît des conseillers communaux "pour lesquels il ne peut mettre sa main au feu". Il ne veut pas citer de noms, mais précise qu'il s'agit de politiciens "qui recrutent leurs voix auprès de certains groupes de populations, dans certains quartiers", une manière de rendre suspects tous les politiciens anversois qui cherchent des voix parmi la communauté allochtone. Ses propos suscitent la colère, tant de la part la majorité que de l'opposition. Philippe De Backer, secrétaire d'État au fédéral et tête de liste Open VLD, a également convié le bourgmestre d'Anvers à saisir la justice s'il dispose d'informations relatives à une potentielle influence politique par la mafia de la drogue. Kris Peeters, vice-Premier ministre et tête de liste CD&V appelle quant à lui à "plus de sérieux" dans la campagne électorale. Pour Jinnih Beels, tête de liste sp.a à Anvers, les propos de Bart De Wever sont "inadmissibles". "S'il a connaissance de délits, il doit les dénoncer au parquet", a-t-elle réagi. D'après elle, De Wever essaie de masquer l'échec de sa guerre contre la drogue. Échec Interrogé par le quotidien De Morgen le politologue Dave Sinardet (VUB) partage cette opinion. Il soupçonne également le président de la N-VA de détourner l'attention du véritable problème, c'est-à-dire de la guerre contre la drogue, qui ne donne pas les résultats espérés. "L'attaque est la meilleure défense. Pour masquer l'échec de sa politique en matière de drogue, Bart De Wever donne l'impression que ses adversaires ne voient pas la menace, comme Kris Peeters (CD & V), ou - dans le cas de l'opposition - rejoignent même l'ennemi. Alors que lui-même se bat", estime-t-il. Il y a six ans, le bourgmestre lançait sa guerre contre la drogue, mais depuis le problème n'a fait qu'empirer. Si Sinardet reconnaît la difficulté pour une administration communale à s'attaquer à un pareil fléau, il souligne que "c'est De Wever qui a déclaré ouverte la guerre contre la drogue. Il peut être jugé là-dessus et c'est ce qu'il se passe", ajoute le politologue. Entre-temps, le président du sp.a John Crombez accuse la N-VA d'entretenir des liens avec le milieu de la cocaïne. "Au sein de la N-VA anversoise, il y a certainement deux personnes qui ont des liens très étroits avec le milieu de la cocaïne", a-t-il déclaré à la chaîne flamande VTM. "La corruption se combat en toute transparence. Si au sommet de la N-VA, des gens ont un passé avec la drogue ou des liens avec des fabricants d'armes, cela peut se savoir aussi", estime-t-il.