Pour ce rendez-vous que la jeune fille de 16 ans a sollicité il y a quelques jours, elle était accompagnée de quelques jeunes Belges et Allemands engagés comme elle dans la lutte pour le climat, et qu'elle a souhaité avoir à ses côtés, selon l'Elysée. "Les jeunes ont raison, on n'en fait jamais assez. Mais évidemment selon les pays, selon les régions du monde, on voit bien que les situations sont différentes", a commenté sur BFMTV François de Rugy à l'issue de la rencontre. "Je comprends cette impatience, je souhaite qu'on puisse vraiment déclarer cette mobilisation générale. Le président de la République d'ailleurs a dit aux jeunes: +Finalement, c'est la première fois dans notre histoire que nous devons avoir cette mobilisation alors que nous sommes en temps de paix+", a ajouté le ministre. "Habituellement quand on parle de mobilisation générale, c'est pour faire la guerre". Mais "il ne suffit pas de voter des lois ou de voter des taxes, il faut entraîner, il faut faire adhérer. D'ailleurs le président de la République a dit à ces jeunes et a dit en anglais (...): je peux le faire mais aidez-moi", a encore indiqué le ministre. Un représentant du mouvement français avait également été convié à l'Elysée, mais il est sorti après le refus du président de diffuser la rencontre en direct sur Facebook, a indiqué ce militant à l'AFP. "Nous souhaitons un dialogue avec l'Etat uniquement s'il est public, avec une transparence totale", a précisé "Camille". Après avoir été à l'initiative de manifestations pour l'urgence climatique dans plusieurs pays d'Europe, Greta Thunberg est venue vendredi à Paris inspirer les jeunes Français, jusqu'alors relativement peu mobilisés, dont un millier ont défilé à ses côtés, soit cinq fois plus que la semaine précédente. Elle avait été conviée en décembre à prendre la parole devant la 24e conférence de l'ONU sur le climat en Pologne. En janvier, à Davos, c'est l'élite économique mondiale et ses jets privés que Greta Thunberg avait tancés. Depuis, le mouvement a essaimé en Allemagne - les manifestations dans ce pays rassemblent chaque semaine souvent plus de 15.000 personnes depuis la mi-janvier - en Australie, en Belgique, au Royaume-Uni et plus timidement en France. (Belga)