Cette étape-clé, qui ne pouvait intervenir plus tôt en raison d'une clause inscrite dans le texte, enclenche un compte-à-rebours d'un an avant que Washington puisse effectivement quitter l'accord. "Aujourd'hui, les Etats-Unis entament le processus de retrait de l'accord de Paris. Conformément aux termes de l'accord, les Etats-Unis ont soumis une notification formelle de leur retrait aux Nations unies. Le retrait sera effectif un an après la notification", a déclaré Mike Pompeo dans un communiqué. Le départ n'aura donc lieu au plus tôt que le 4 novembre 2020, le lendemain de la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis, à l'occasion de laquelle Donald Trump briguera un second mandat. Le secrétaire d'Etat a de nouveau invoqué "le fardeau économique injuste imposé aux travailleurs, entreprises et contribuables américains par les engagements pris par les Etats-Unis dans le cadre de l'accord". Présentant l'Amérique comme un bon élève de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, il a promis que Washington continuerait de "proposer un modèle réaliste et pragmatique dans les discussions internationales sur le climat". "Nous continuerons à travailler avec nos partenaires internationaux pour renforcer la résilience face aux conséquences du changement climatique", a insisté Mike Pompeo. "Comme par le passé, les Etats-Unis continueront de promouvoir la recherche, l'innovation et leur croissance économique tout en réduisant les émissions et en tendant la main à nos amis et partenaires à travers le monde", a-t-il dit. (Belga)