Notre pays n'a en effet finalement pas été en mesure de déposer sa candidature, a indiqué à l'agence Belga le cabinet de la ministre fédérale en charge de l'Environnement et du Développement durable, Marie Christine Marghem, confirmant une information du journal L'Echo.

Le gouvernement fédéral avait approuvé en avril l'exécution d'une étude préliminaire sur l'organisation en Belgique de la COP26. Cette étude devait porter sur le coût de l'organisation, les aspects organisationnels et la faisabilité ainsi que les effets de retour sur l'économie. Il ressort notamment de cette étude que le dépôt d'une candidature de la Belgique est contrarié par le fait que le gouvernement fédéral est en affaires courantes.

De plus, l'organisation d'une COP à un coût dont l'estimation varie entre 150 et 200 millions. Un montant qui n'a pas été prévu dans les budgets 2019 et 2020 du fédéral, ni dans ceux des entités fédérées. En outre, quelque 25.000 participants sont attendus à la COP26, ce qui engendrera d'importantes contraintes logistiques et de sécurité. On sait aussi que la Flandre n'était guère enthousiaste à l'idée d'organiser la COP26, précisément pour des raisons budgétaires. Ces différents éléments, et un timing trop serré, n'ont donc pas permis à la Belgique de présenter un dossier alors que les candidatures étaient attendues pour la conférence climat organisée actuellement (du 17 au 27 juin) à Bonn (Allemagne).

Le Royaume-Uni et l'Italie se sont, eux, déjà formellement portés candidats et leurs préparatifs sont bien avancés. Le rapport souligne également que l'organisation d'une COP peut être bénéfique à l'image du pays-hôte, qui préside également les négociations climatiques internationales pendant un an, mais que cela nécessite aussi que le pays-hôte mène une politique climatique pro-active. La candidature de la Belgique à l'organisation de la COP26 avait été proposée au Comité de concertation à l'initiative du gouvernement wallon.

L'organisation de la COP reviendra en effet en 2020, en fonction de la tournante en principe opérée, au groupe des pays "d'Europe de l'ouest et autres" au sein de l'Onu. Du côté du ministre wallon en charge du Climat, Jean-Luc Crucke, on regrette que la Wallonie n'ait pas reçu le soutien des autres entités du pays, en décembre 2018 lors de la COP24 à Katowice, en Pologne. "A ce moment-là, nous avions toutes les cartes en main pour être un excellent candidat à l'organisation de la COP26. Ce projet aurait pu donner un nouvel élan au niveau belge en matière de politiques climatiques", souligne-t-on du côté wallon, estimant que "si le Royaume-Uni et l'Italie n'arrivent pas à se mettre d'accord (...) la Belgique pourra à nouveau se porter candidate d'ici à la COP25." La COP25 est prévue en décembre prochain à Santiago, au Chili.