Les températures plus élevées ont poussé ces animaux à évoluer, selon une nouvelle étude menée sur 77 espèces d'oiseaux ces quarante dernières années, et publiée vendredi dans la revue Science Advances. L'hypothèse des chercheurs : moins lourds et avec des ailes plus grandes, les oiseaux peuvent voler plus efficacement, en dépensant moins d'énergie. Des ailes plus petites devant porter davantage de poids requièrent en effet de les battre plus vite, produisant davantage de chaleur corporelle. Une plus grande pression sur les ressources en nourriture peut aussi avoir joué sur leur poids, selon l'étude. "Tout cela se passe loin des perturbations directes des humains (comme la déforestation), au milieu de la plus vaste forêt tropicale du monde", a déclaré à l'AFP Vitek Jirinec, auteur principal de l'étude. Ces résultats soulignent ainsi selon lui l'effet général du changement climatique causé par les humains. Lui et ses collègues ont analysé les données recueillies sur plus de 10.000 oiseaux non-migrateurs capturés, mesurés puis relâchés, sur une zone d'une quarantaine de kilomètres au Brésil. Ils ont également utilisé des modèles climatiques leur ayant permis de déterminer que les températures avaient augmenté de 1°C durant la saison des pluies, et de 1,65°C durant la saison sèche depuis 1966. Toutes les espèces étudiées se sont révélées avoir une masse corporelle plus petite comparé à 1980. Et la plupart des espèces ont perdu en moyenne 2% de masse corporelle chaque décennie. Concrètement, une espèce d'oiseau pesant en moyenne 30 grammes dans les années 1980, pèse aujourd'hui environ 27,6 grammes. "Ces oiseaux ne varient pas énormément en taille", a déclaré dans un communiqué de presse Philip Stouffer, co-auteur de l'étude. "Donc quand toute une population maigrit de quelques grammes, c'est significatif." Les oiseaux évoluant le plus haut étaient ceux les plus affectés par cette perte de poids, par rapport à ceux restant plus près du sol. Or les premiers sont davantage exposés aux conditions plus chaudes et sèches. Par ailleurs, 61 espèces ont aussi vu la longueur de leurs ailes augmenter, selon l'étude. Ses auteurs pensent qu'un effet similaire affecte probablement d'autres espèces vivant ailleurs dans le monde. "Cela arrive sans aucun doute partout, et probablement pas seulement chez les oiseaux", a souligné Philip Stouffer. (Belga)

Les températures plus élevées ont poussé ces animaux à évoluer, selon une nouvelle étude menée sur 77 espèces d'oiseaux ces quarante dernières années, et publiée vendredi dans la revue Science Advances. L'hypothèse des chercheurs : moins lourds et avec des ailes plus grandes, les oiseaux peuvent voler plus efficacement, en dépensant moins d'énergie. Des ailes plus petites devant porter davantage de poids requièrent en effet de les battre plus vite, produisant davantage de chaleur corporelle. Une plus grande pression sur les ressources en nourriture peut aussi avoir joué sur leur poids, selon l'étude. "Tout cela se passe loin des perturbations directes des humains (comme la déforestation), au milieu de la plus vaste forêt tropicale du monde", a déclaré à l'AFP Vitek Jirinec, auteur principal de l'étude. Ces résultats soulignent ainsi selon lui l'effet général du changement climatique causé par les humains. Lui et ses collègues ont analysé les données recueillies sur plus de 10.000 oiseaux non-migrateurs capturés, mesurés puis relâchés, sur une zone d'une quarantaine de kilomètres au Brésil. Ils ont également utilisé des modèles climatiques leur ayant permis de déterminer que les températures avaient augmenté de 1°C durant la saison des pluies, et de 1,65°C durant la saison sèche depuis 1966. Toutes les espèces étudiées se sont révélées avoir une masse corporelle plus petite comparé à 1980. Et la plupart des espèces ont perdu en moyenne 2% de masse corporelle chaque décennie. Concrètement, une espèce d'oiseau pesant en moyenne 30 grammes dans les années 1980, pèse aujourd'hui environ 27,6 grammes. "Ces oiseaux ne varient pas énormément en taille", a déclaré dans un communiqué de presse Philip Stouffer, co-auteur de l'étude. "Donc quand toute une population maigrit de quelques grammes, c'est significatif." Les oiseaux évoluant le plus haut étaient ceux les plus affectés par cette perte de poids, par rapport à ceux restant plus près du sol. Or les premiers sont davantage exposés aux conditions plus chaudes et sèches. Par ailleurs, 61 espèces ont aussi vu la longueur de leurs ailes augmenter, selon l'étude. Ses auteurs pensent qu'un effet similaire affecte probablement d'autres espèces vivant ailleurs dans le monde. "Cela arrive sans aucun doute partout, et probablement pas seulement chez les oiseaux", a souligné Philip Stouffer. (Belga)