"La Banque centrale européenne va injecter 240 milliards d'euros dans l'économie, mais pour créer une banque pour le climat, il n'y aurait pas d'argent?", se sont offusqués les manifestants, réunis à l'appel de l'organisation Rise for Climate. "Vendredi, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour le climat", ont rappelé les organisateurs devant la foule. "Cela a fait la Une de tous les journaux. C'est bien, mais ce n'est pas suffisant. Nous exigeons des mesures concrètes des autorités belges mais aussi européennes. A partir d'aujourd'hui, la Belgique a encore 100 jours pour déposer un plan climat ambitieux. Le précédent était totalement insuffisant, un fouillis de mesures isolées sans aucune vue d'ensemble. Cela doit changer". Pour insister sur ce délai de 100 jours, les manifestants ont tapé dimanche cent fois dans leurs mains. Ceux-ci ont également tenu à dénoncer l'attitude des autorités européennes face à l'urgence climatique. "Le climat est paraît-il une priorité, mais le budget européen pour financer des mesures climatiques va diminuer ces prochaines années de 1,3%", selon les organisateurs. Ceux-ci réclament dès lors que les 240 milliards d'euros que la Banque centrale européenne s'apprête à injecter dans l'économie soit plutôt orientés vers des mesures pour le climat, ce qui pourrait aussi créer de l'emploi. Ils demandent aussi la mise sur pied d'une banque pour le climat avec un capital de 300 milliards d'euros, et qu'il soit interdit aux banques privées d'encore investir dans les énergies fossiles. (Belga)