Une trentaine d'attaques ont visé des soldats ou des diplomates américains dans le pays depuis octobre 2019. Mais les attaques aux roquettes se sont fait plus rares ces derniers mois. Le nouveau tir est intervenu trois jours avant des discussions américano-irakiennes -via internet, Covid-19 oblige- dans le cadre d'un "dialogue stratégique" censé redessiner la coopération entre les deux pays, notamment sur le plan militaire. "Une roquette s'est abattue dans l'enceinte de l'aéroport de Bagdad", a indiqué l'armée. "Il n'y a eu ni victime ni dégât", a précisé à l'AFP un responsable des services de sécurité. Une base où se trouvent des soldats américains et irakiens est située dans l'enceinte de l'aéroport. L'aéroport international de Bagdad est toujours fermé en raison des mesures de confinement prises pour tenter d'éviter une propagation de l'épidémie de Covid-19 dans le pays qui a enregistré officiellement jusqu'ici plus de 13.000 contaminations et près de 400 décès. Aucun des tirs de roquettes contre les intérêts américains n'a été revendiqué mais Washington accuse les factions armées irakiennes pro-iraniennes d'en être responsables. Des tirs de roquette ayant tué fin 2019 un Américain en Irak ont dégénéré et mené à l'assassinat en janvier 2020 par Washington du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant à Bagdad. L'Iran a riposté par des tirs de missiles iraniens sur une base utilisée par l'armée américaine en Irak. En 2011, les Etats-Unis avaient rappelé tous leurs hommes d'Irak après avoir envahi le pays et renversé Saddam Hussein huit ans plus tôt. Des milliers de soldats américains sont ensuite revenus dans le cadre de la coalition emmenée par Washington pour appuyer l'Irak dans sa guerre contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Après l'assassinat de Soleimani, les députés chiites du Parlement irakien ont voté en janvier l'expulsion des troupes américaines, jamais mise en oeuvre par l'exécutif. Depuis, l'Irak s'est doté d'un nouveau gouvernement, emmené par l'ex-chef du renseignement Moustafa al-Kazimi, longtemps vu comme l'homme des Américains à Bagdad avant d'opérer un rapprochement avec le grand ennemi de Washington, l'Iran, très influent voisin. (Belga)

Une trentaine d'attaques ont visé des soldats ou des diplomates américains dans le pays depuis octobre 2019. Mais les attaques aux roquettes se sont fait plus rares ces derniers mois. Le nouveau tir est intervenu trois jours avant des discussions américano-irakiennes -via internet, Covid-19 oblige- dans le cadre d'un "dialogue stratégique" censé redessiner la coopération entre les deux pays, notamment sur le plan militaire. "Une roquette s'est abattue dans l'enceinte de l'aéroport de Bagdad", a indiqué l'armée. "Il n'y a eu ni victime ni dégât", a précisé à l'AFP un responsable des services de sécurité. Une base où se trouvent des soldats américains et irakiens est située dans l'enceinte de l'aéroport. L'aéroport international de Bagdad est toujours fermé en raison des mesures de confinement prises pour tenter d'éviter une propagation de l'épidémie de Covid-19 dans le pays qui a enregistré officiellement jusqu'ici plus de 13.000 contaminations et près de 400 décès. Aucun des tirs de roquettes contre les intérêts américains n'a été revendiqué mais Washington accuse les factions armées irakiennes pro-iraniennes d'en être responsables. Des tirs de roquette ayant tué fin 2019 un Américain en Irak ont dégénéré et mené à l'assassinat en janvier 2020 par Washington du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant à Bagdad. L'Iran a riposté par des tirs de missiles iraniens sur une base utilisée par l'armée américaine en Irak. En 2011, les Etats-Unis avaient rappelé tous leurs hommes d'Irak après avoir envahi le pays et renversé Saddam Hussein huit ans plus tôt. Des milliers de soldats américains sont ensuite revenus dans le cadre de la coalition emmenée par Washington pour appuyer l'Irak dans sa guerre contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Après l'assassinat de Soleimani, les députés chiites du Parlement irakien ont voté en janvier l'expulsion des troupes américaines, jamais mise en oeuvre par l'exécutif. Depuis, l'Irak s'est doté d'un nouveau gouvernement, emmené par l'ex-chef du renseignement Moustafa al-Kazimi, longtemps vu comme l'homme des Américains à Bagdad avant d'opérer un rapprochement avec le grand ennemi de Washington, l'Iran, très influent voisin. (Belga)