Un affrontement meurtrier s'était déroulé en juin 2020 dans la vallée de Galwan. Plus de 20 soldats indiens avaient été tués et l'armée chinoise avait fait état de quatre morts dans ses rangs. Cet incident en haute altitude, à la frontière du Tibet et de la région indienne du Ladakh, avait été le plus grave entre ces deux puissances nucléaires depuis la guerre-éclair de 1962 - qui avait vu la Chine l'emporter sur l'Inde. De hauts responsables militaires des deux pays ont régulièrement des discussions pour apaiser les tensions. Si elles produisent parfois des avancées, les plus récentes, les premières en deux mois, viennent de s'achever sans aucun progrès. Face à la "bonne volonté chinoise", les militaires indiens ont eu "des exigences déraisonnables et irréalistes", a expliqué dans un communiqué Long Shaohua, un porte-parole de l'armée chinoise, sans préciser quelles étaient ces demandes. En réponse, le ministère indien de la Défense a estimé que la Chine n'était "pas disposée" pendant les négociations à discuter de "suggestions constructives" et n'avait pu fournir "aucune proposition pour l'avenir". Selon l'Inde, les deux armées sont toutefois convenues de garder le contact et de maintenir la stabilité à la frontière. La Ligne de contrôle effectif ("Lign of Actual Control", LAC), la frontière de facto entre l'Inde et la Chine, n'est pas clairement démarquée et ces deux pays s'accusent régulièrement d'empiéter sur le territoire de l'autre. Les dernières discussions étaient concentrées sur le règlement des "problèmes résiduels" au niveau de l'est du Ladakh et du sud du Tibet, selon le ministère indien de la Défense. Le chef de l'armée indienne a affirmé début octobre que Pékin avait envoyé un "nombre considérable" de soldats à la frontière, conduisant New Delhi à déployer un nombre équivalent d'hommes. Ses propos intervenaient quelques jours après qu'une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, eut accusé les soldats indiens d'avoir illégalement franchi la frontière pour passer en territoire chinois. Une accusation rejetée par New Delhi. La semaine dernière, des médias indiens ont affirmé, citant des sources anonymes, que près de 100 soldats chinois avaient franchi la frontière dans l'Etat d'Uttarakhand plusieurs heures durant à la fin août. (Belga)

Un affrontement meurtrier s'était déroulé en juin 2020 dans la vallée de Galwan. Plus de 20 soldats indiens avaient été tués et l'armée chinoise avait fait état de quatre morts dans ses rangs. Cet incident en haute altitude, à la frontière du Tibet et de la région indienne du Ladakh, avait été le plus grave entre ces deux puissances nucléaires depuis la guerre-éclair de 1962 - qui avait vu la Chine l'emporter sur l'Inde. De hauts responsables militaires des deux pays ont régulièrement des discussions pour apaiser les tensions. Si elles produisent parfois des avancées, les plus récentes, les premières en deux mois, viennent de s'achever sans aucun progrès. Face à la "bonne volonté chinoise", les militaires indiens ont eu "des exigences déraisonnables et irréalistes", a expliqué dans un communiqué Long Shaohua, un porte-parole de l'armée chinoise, sans préciser quelles étaient ces demandes. En réponse, le ministère indien de la Défense a estimé que la Chine n'était "pas disposée" pendant les négociations à discuter de "suggestions constructives" et n'avait pu fournir "aucune proposition pour l'avenir". Selon l'Inde, les deux armées sont toutefois convenues de garder le contact et de maintenir la stabilité à la frontière. La Ligne de contrôle effectif ("Lign of Actual Control", LAC), la frontière de facto entre l'Inde et la Chine, n'est pas clairement démarquée et ces deux pays s'accusent régulièrement d'empiéter sur le territoire de l'autre. Les dernières discussions étaient concentrées sur le règlement des "problèmes résiduels" au niveau de l'est du Ladakh et du sud du Tibet, selon le ministère indien de la Défense. Le chef de l'armée indienne a affirmé début octobre que Pékin avait envoyé un "nombre considérable" de soldats à la frontière, conduisant New Delhi à déployer un nombre équivalent d'hommes. Ses propos intervenaient quelques jours après qu'une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, eut accusé les soldats indiens d'avoir illégalement franchi la frontière pour passer en territoire chinois. Une accusation rejetée par New Delhi. La semaine dernière, des médias indiens ont affirmé, citant des sources anonymes, que près de 100 soldats chinois avaient franchi la frontière dans l'Etat d'Uttarakhand plusieurs heures durant à la fin août. (Belga)