Le 15 juin, soldats indiens et chinois se sont affrontés à coups de poings, de pierres et de bâtons dans une vallée disputée du désert en haute altitude du Ladakh (nord de l'Inde), premier accrochage meurtrier entre leurs troupes depuis 1975. Au moins vingt militaires indiens ont péri dans ce combat survenu à plus de 4.000 mètres d'altitude, qui a envenimé les tensions entre les deux nations les plus peuplées de la planète. Selon New Delhi, l'affrontement a fait des victimes des deux côtés, mais Pékin n'a pas communiqué sur le bilan humain dans ses rangs. Des généraux des deux armées se sont rencontrés lundi et "sont convenus de prendre les mesures nécessaires pour promouvoir un apaisement de la situation", a déclaré Zhao Lijian, un porte-parole de ministère chinois des Affaires étrangères. "La tenue de cette rencontre montre que les deux parties veulent régler leur désaccord, gérer la situation et procéder à une désescalade", a-t-il assuré lors d'un point presse quotidien. La Chine et l'Inde étaient déjà convenues d'un désengagement militaire au Ladakh début juin, quelques jours avant que n'éclatent les violences meurtrières. Les ministres des Affaires étrangères russe, chinois et indien se sont par ailleurs entretenus mardi en vidéoconférence, officiellement pour discuter de la pandémie de coronavirus et commémorer l'anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a indiqué que Moscou n'avait pas l'intention de se poser en médiateur entre les deux pays. "Je ne crois pas que la Chine ou l'Inde aient besoin d'aide" car les deux pays ont déjà "toutes les possibilités pour résoudre ou examiner les problèmes qui sont apparus", a-t-il dit. Le ministre de la Défense indien Rajnath Singh est en voyage en Russie cette semaine. Selon le quotidien Times of India, il devrait presser Moscou d'accélérer la livraison de systèmes de défense anti-aérienne S-400 achetés par New Delhi. (Belga)

Le 15 juin, soldats indiens et chinois se sont affrontés à coups de poings, de pierres et de bâtons dans une vallée disputée du désert en haute altitude du Ladakh (nord de l'Inde), premier accrochage meurtrier entre leurs troupes depuis 1975. Au moins vingt militaires indiens ont péri dans ce combat survenu à plus de 4.000 mètres d'altitude, qui a envenimé les tensions entre les deux nations les plus peuplées de la planète. Selon New Delhi, l'affrontement a fait des victimes des deux côtés, mais Pékin n'a pas communiqué sur le bilan humain dans ses rangs. Des généraux des deux armées se sont rencontrés lundi et "sont convenus de prendre les mesures nécessaires pour promouvoir un apaisement de la situation", a déclaré Zhao Lijian, un porte-parole de ministère chinois des Affaires étrangères. "La tenue de cette rencontre montre que les deux parties veulent régler leur désaccord, gérer la situation et procéder à une désescalade", a-t-il assuré lors d'un point presse quotidien. La Chine et l'Inde étaient déjà convenues d'un désengagement militaire au Ladakh début juin, quelques jours avant que n'éclatent les violences meurtrières. Les ministres des Affaires étrangères russe, chinois et indien se sont par ailleurs entretenus mardi en vidéoconférence, officiellement pour discuter de la pandémie de coronavirus et commémorer l'anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a indiqué que Moscou n'avait pas l'intention de se poser en médiateur entre les deux pays. "Je ne crois pas que la Chine ou l'Inde aient besoin d'aide" car les deux pays ont déjà "toutes les possibilités pour résoudre ou examiner les problèmes qui sont apparus", a-t-il dit. Le ministre de la Défense indien Rajnath Singh est en voyage en Russie cette semaine. Selon le quotidien Times of India, il devrait presser Moscou d'accélérer la livraison de systèmes de défense anti-aérienne S-400 achetés par New Delhi. (Belga)