À une semaine d'un référendum historique, où les Chiliens sont appelés à se prononcer sur un changement de Constitution, la manifestation s'est déroulée en grande partie de façon pacifique, mais s'est terminée par des affrontements violents et l'arrestation de 580 personnes dans le pays. Jusqu'à 30.000 personnes s'étaient rassemblées dimanche sur la Plaza Italia, point de rassemblement emblématique de la contestation, selon les chiffres du gouvernement, soit la plus importante manifestation cette année. Des affrontements ont éclaté en fin de journée avec les forces de l'ordre, déployées en masse dans le centre de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP. Une première église a été pillée et incendiée, mais le feu a été rapidement maîtrisé par les pompiers. Une seconde église, toute proche, a été totalement détruite par les flammes. "Qu'elle tombe ! Qu'elle tombe !", ont crié des groupes de protestataires radicaux, le visage masqué. "Brûler des églises est une expression de brutalité", a déclaré le ministre de l'Intérieur Victor Pérez, ajoutant que les violences ont été le fait de "groupes minoritaires" au sein de la manifestation de dimanche. Près de la moitié des 580 arrestations ont été dénombrées dans la région de Santiago, mais des incidents ont été recensés dans d'autres villes du pays. Parmi les manifestants, de nombreux jeunes, mais aussi des familles. Certains agitaient des drapeaux, sautaient ou criaient des slogans appelant à des réformes sociales profondes. De nombreuses banderoles avaient été déployées tout autour de la place. Des appels à manifester pacifiquement avaient été lancés, notamment par des syndicats, alors qu'une grande majorité de la population aspirait à une commémoration pacifique et sans excès, selon plusieurs sondages. Il y a un an, une protestation contre une hausse du prix des tickets de métro avait débouché sur une flambée de violence. Cette journée avait été le point de départ de manifestations massives, de pillages et d'affrontements avec les forces de l'ordre. Près d'un mois après le début de la contestation, la coalition gouvernementale et les principaux partis d'opposition étaient parvenus à un accord historique sur l'organisation d'un référendum pour changer la Constitution héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990). Reporté en avril à cause de la pandémie, il se tiendra finalement le 25 octobre. Plus de 14 millions de Chiliens seront appelés à se prononcer pour ou contre la rédaction d'une nouvelle Constitution en remplacement de l'actuelle, votée en 1980, en plein régime militaire. (Belga)

À une semaine d'un référendum historique, où les Chiliens sont appelés à se prononcer sur un changement de Constitution, la manifestation s'est déroulée en grande partie de façon pacifique, mais s'est terminée par des affrontements violents et l'arrestation de 580 personnes dans le pays. Jusqu'à 30.000 personnes s'étaient rassemblées dimanche sur la Plaza Italia, point de rassemblement emblématique de la contestation, selon les chiffres du gouvernement, soit la plus importante manifestation cette année. Des affrontements ont éclaté en fin de journée avec les forces de l'ordre, déployées en masse dans le centre de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP. Une première église a été pillée et incendiée, mais le feu a été rapidement maîtrisé par les pompiers. Une seconde église, toute proche, a été totalement détruite par les flammes. "Qu'elle tombe ! Qu'elle tombe !", ont crié des groupes de protestataires radicaux, le visage masqué. "Brûler des églises est une expression de brutalité", a déclaré le ministre de l'Intérieur Victor Pérez, ajoutant que les violences ont été le fait de "groupes minoritaires" au sein de la manifestation de dimanche. Près de la moitié des 580 arrestations ont été dénombrées dans la région de Santiago, mais des incidents ont été recensés dans d'autres villes du pays. Parmi les manifestants, de nombreux jeunes, mais aussi des familles. Certains agitaient des drapeaux, sautaient ou criaient des slogans appelant à des réformes sociales profondes. De nombreuses banderoles avaient été déployées tout autour de la place. Des appels à manifester pacifiquement avaient été lancés, notamment par des syndicats, alors qu'une grande majorité de la population aspirait à une commémoration pacifique et sans excès, selon plusieurs sondages. Il y a un an, une protestation contre une hausse du prix des tickets de métro avait débouché sur une flambée de violence. Cette journée avait été le point de départ de manifestations massives, de pillages et d'affrontements avec les forces de l'ordre. Près d'un mois après le début de la contestation, la coalition gouvernementale et les principaux partis d'opposition étaient parvenus à un accord historique sur l'organisation d'un référendum pour changer la Constitution héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990). Reporté en avril à cause de la pandémie, il se tiendra finalement le 25 octobre. Plus de 14 millions de Chiliens seront appelés à se prononcer pour ou contre la rédaction d'une nouvelle Constitution en remplacement de l'actuelle, votée en 1980, en plein régime militaire. (Belga)