Jusqu'à présent, seuls des militaires et des policiers avaient été sanctionnés par la justice. La plus haute instance judiciaire du pays a condamné à 20 ans de prison ferme Juan Francisco Luzoro Montenegro, reconnu coupable d'un quadruple homicide en septembre 1973 dans la commune de Paine, au sud de la capitale. Selon la décision publiée sur internet, dans la foulée du coup d'Etat, des civils, propriétaires terriens ou de véhicules de transport, ont participé activement, au côté de la police, au transfert de prisonniers politiques. Parmi ces civils, se trouvait Juan Francisco Luzoro Montenegro, le président du Syndicat des propriétaires de camions de Paine. Les quatre victimes, qui se sont présentées d'elles-mêmes au commissariat de la ville, ont été arrêtées, battues et transportées à l'extérieur de la commune, où elles ont été fusillées "par des fonctionnaires de police (et) des civils". La Cour suprême a également condamné l'Etat chilien à verser 2,2 millions de pesos (3,5 millions de dollars) aux familles des victimes. Plus de 1.300 affaires de crimes contre les droits de l'homme sous la dictature chilienne, qui a fait 3.200 morts ou disparitions, sont encore examinées par la justice. Une centaine d'ex-militaires et de policiers purgent actuellement des peines de prison. (Belga)

Jusqu'à présent, seuls des militaires et des policiers avaient été sanctionnés par la justice. La plus haute instance judiciaire du pays a condamné à 20 ans de prison ferme Juan Francisco Luzoro Montenegro, reconnu coupable d'un quadruple homicide en septembre 1973 dans la commune de Paine, au sud de la capitale. Selon la décision publiée sur internet, dans la foulée du coup d'Etat, des civils, propriétaires terriens ou de véhicules de transport, ont participé activement, au côté de la police, au transfert de prisonniers politiques. Parmi ces civils, se trouvait Juan Francisco Luzoro Montenegro, le président du Syndicat des propriétaires de camions de Paine. Les quatre victimes, qui se sont présentées d'elles-mêmes au commissariat de la ville, ont été arrêtées, battues et transportées à l'extérieur de la commune, où elles ont été fusillées "par des fonctionnaires de police (et) des civils". La Cour suprême a également condamné l'Etat chilien à verser 2,2 millions de pesos (3,5 millions de dollars) aux familles des victimes. Plus de 1.300 affaires de crimes contre les droits de l'homme sous la dictature chilienne, qui a fait 3.200 morts ou disparitions, sont encore examinées par la justice. Une centaine d'ex-militaires et de policiers purgent actuellement des peines de prison. (Belga)