"Ce matin (jeudi), le général, chef des Carabiniers, Mario Rozas, m'a présenté sa démission et les raisons qui l'ont motivée ; je partage ses raisons et motifs, et par conséquent, j'accepte sa démission", a déclaré le président conservateur Sebastian Piñera, depuis le palais présidentiel. Au Chili, les carabiniers sont les policiers chargés du maintien de l'ordre. La démission de M. Rozas intervient après que deux mineurs, âgés de 14 et 17 ans, ont été blessés par balle aux jambes dans un foyer pour jeunes à Talcahuano (sud). Les policiers ont indiqué avoir ouvert le feu après avoir été attaqués à coup de pierre et de bâton. Les images des deux mineurs, au sol et pleurant, ont causé l'indignation au Chili. La Défenseure des droits des enfants, Patricia Muñoz, a estimé que les policiers, en faisant feu, avait agi de "manière absolument injustifiée et disproportionnée". Le départ de M. Rozas était réclamé depuis des mois par l'opposition face aux nombreuses accusations de violences et de violations des droits de l'homme par la police depuis le déclenchement de la vague de contestation sociale en octobre 2019. (Belga)

"Ce matin (jeudi), le général, chef des Carabiniers, Mario Rozas, m'a présenté sa démission et les raisons qui l'ont motivée ; je partage ses raisons et motifs, et par conséquent, j'accepte sa démission", a déclaré le président conservateur Sebastian Piñera, depuis le palais présidentiel. Au Chili, les carabiniers sont les policiers chargés du maintien de l'ordre. La démission de M. Rozas intervient après que deux mineurs, âgés de 14 et 17 ans, ont été blessés par balle aux jambes dans un foyer pour jeunes à Talcahuano (sud). Les policiers ont indiqué avoir ouvert le feu après avoir été attaqués à coup de pierre et de bâton. Les images des deux mineurs, au sol et pleurant, ont causé l'indignation au Chili. La Défenseure des droits des enfants, Patricia Muñoz, a estimé que les policiers, en faisant feu, avait agi de "manière absolument injustifiée et disproportionnée". Le départ de M. Rozas était réclamé depuis des mois par l'opposition face aux nombreuses accusations de violences et de violations des droits de l'homme par la police depuis le déclenchement de la vague de contestation sociale en octobre 2019. (Belga)