En 2019, Child Focus avait ouvert 36 dossiers pour ce type de faits. "Il ne s'agit malheureusement que de la pointe de l'iceberg, ces délits étant extrêmement difficiles à identifier", précise le porte-parole de l'organisation, Stephan Smets. Les proxénètes d'adolescents ciblent généralement des jeunes filles, dès l'âge de 11 ans, qui ont un parcours dans l'aide et la protection de la jeunesse. Elles ne sont cependant pas les seules. Le phénomène touche également des mineures issues de familles aisées de la périphérie bruxelloise, en manque d'attention ou désirant rompre avec un parcours de vie prédéterminé, ou encore des victimes de la traite internationale des êtres humains. Pour recruter les jeunes filles, les proxénètes se rendent à la sortie des écoles, dans des parcs ou les interpellent directement sur les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram, explique Child Focus. Une fois qu'une victime a mordu à l'hameçon, ils lui accordent de l'attention, lui offrent des cadeaux et gagnent peu à peu sa confiance pour ensuite l'isoler de sa famille, ses amis ou ses éducateurs et l'exploiter sexuellement. "La sexualité et l'exploitation sexuelle ne sont pas des sujets faciles pour de nombreux jeunes et leurs éducateurs. Ajoutez à cela la difficulté que les victimes ne considèrent pas leur 'copain', ou 'petit ami' comme un proxénète", souligne Child Focus. Pour sensibiliser les jeunes et mieux outiller les professionnels de l'aide à la jeunesse sur cette thématique, l'organisation a développé un outil de prévention accessible à tous gratuitement sur le site: https://www.childfocus.be/fr/campagne/ne-te-laisse-pas-avoir-1. En Flandre, où l'outil a été lancé il y a un peu plus d'un an, plus de 300 professionnels du secteur l'ont adopté, selon Child Focus. (Belga)

En 2019, Child Focus avait ouvert 36 dossiers pour ce type de faits. "Il ne s'agit malheureusement que de la pointe de l'iceberg, ces délits étant extrêmement difficiles à identifier", précise le porte-parole de l'organisation, Stephan Smets. Les proxénètes d'adolescents ciblent généralement des jeunes filles, dès l'âge de 11 ans, qui ont un parcours dans l'aide et la protection de la jeunesse. Elles ne sont cependant pas les seules. Le phénomène touche également des mineures issues de familles aisées de la périphérie bruxelloise, en manque d'attention ou désirant rompre avec un parcours de vie prédéterminé, ou encore des victimes de la traite internationale des êtres humains. Pour recruter les jeunes filles, les proxénètes se rendent à la sortie des écoles, dans des parcs ou les interpellent directement sur les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram, explique Child Focus. Une fois qu'une victime a mordu à l'hameçon, ils lui accordent de l'attention, lui offrent des cadeaux et gagnent peu à peu sa confiance pour ensuite l'isoler de sa famille, ses amis ou ses éducateurs et l'exploiter sexuellement. "La sexualité et l'exploitation sexuelle ne sont pas des sujets faciles pour de nombreux jeunes et leurs éducateurs. Ajoutez à cela la difficulté que les victimes ne considèrent pas leur 'copain', ou 'petit ami' comme un proxénète", souligne Child Focus. Pour sensibiliser les jeunes et mieux outiller les professionnels de l'aide à la jeunesse sur cette thématique, l'organisation a développé un outil de prévention accessible à tous gratuitement sur le site: https://www.childfocus.be/fr/campagne/ne-te-laisse-pas-avoir-1. En Flandre, où l'outil a été lancé il y a un peu plus d'un an, plus de 300 professionnels du secteur l'ont adopté, selon Child Focus. (Belga)