"Dear President @realDonaldTrump, one euro and Wallonia is yours. Call us. #GreenlandIsNotForSale" ("Cher Donald Trump, un euro et la Wallonie est à vous"), ont lancé les jeunes nationalistes sur Twitter en écho au projet du président américain d'acheter le Groenland.

La cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, a dit son dépit devant la suffisance des jeunes nationalistes. "Sont fiers de leur petit tweet. Flatter les anti-francophones, surfer sur le repli sur soi et le rejet des autres,... Leur vision de l'avenir et de la société est tellement triste et égoïste. Je les plains...#Nva", a-t-elle répliqué.

"Tout est dit", juge pour sa part l'échevine liégeoise et ex-présidente du Sénat, Christine Defraigne (MR), qui a choisi l'ironie. "Mais bien sûr ce sont des jeunes qui font de l'humour et le top du parti ne pense absolument pas cela". Les jeunes N-VA se sont défendus d'avoir voulu provoquer qui que ce soit. "Nous n'adressons ici aucun message politique. Il s'agit simplement d'une plaisanterie jouant sur l'actualité", a assuré le président des Jong-N-VA, Lawrence Vancraeynest, interrogé par Belga.

En 2005, la N-VA s'était également distinguée par une action supposée humoristique, mais au contenu politique revendiqué, visant la Wallonie. Une douzaine de petites camionnettes emmenées par Bart De Wever et transportant de faux billets de banque s'étaient rendues aux ascenseurs de Strepy-Thieu pour dénoncer les transferts financiers entre la Flandre et la Wallonie.

Belga