Les syndicats chrétiens, socialistes et libéraux dénoncent le recours à des "mécanismes évitant à la fois les cotisations sociales et l'impôt" pour un secteur, les soins de santé, qui "dépend de la solidité de la sécurité sociale".

Le front commun syndical déplore également de ne pas avoir été consulté par les partis sur la question de cette prime.

Plutôt qu'"un accord sur des cacahuètes", les syndicats souhaitent des "réponses ambitieuses et structurelles aux besoins légitimes du secteur: revalorisation salariale, amélioration des conditions de travail, attractivité et tenabilité (tout au long de la carrière) des professions", indiquent-ils encore.

Dans le cadre de ses mesures de soutien, le "kern élargi" aux 10 partis associés aux pouvoirs spéciaux a ouvert aux employeurs la possibilité d'offrir aux travailleurs un chèque "consommation" de 300 euros nets exonérés de charges, à utiliser dans les secteurs en difficultés (horeca, culture, etc.). Même s'il a été en première ligne de la pandémie, le personnel soignant risque toutefois de ne jamais voir la couleur d'un tel chèque car le secteur hospitalier est en grande difficulté financière.

L'amendement voté jeudi en commission de la Chambre donne aux établissements du secteur les moyens d'octroyer ce chèque, soit 37,5 millions d'euros pour 125.000 soignants.

L'Union des infirmiers est 'not amused' au sujet de la prime pour le personnel soignant

L'Union générale des infirmiers de Belgique (Ugib) émet des réserves, vendredi, à propos de l'amendement approuvé par la Chambre, jeudi, quant au budget d'urgence visant à débloquer un montant de 37,5 millions d'euros pour accorder au personnel de santé fédéral un chèque consommation de 300 euros net.

"Cette initiative semble très impulsive, donne l'impression d'avoir fait l'objet de peu de réflexion à ce sujet et une fois de plus, le secteur n'a pas été consulté", écrit l'Ugib. "En outre, la proposition ne s'applique qu'au personnel de santé fédéral, tandis que le personnel des centres de soins résidentiels et des secteurs régionalisés est laissé pour compte." L'organisation considère cette mesure comme cynique, dégradante et offensante car "le montant de 300 euros net est minime et tout à fait insuffisant. Cela représente encore moins que de la charité."

L'Union qualifie également cette proposition de discriminatoire, "car la prime ne peut être allouée à l'ensemble du personnel de santé et des infirmiers de tous les secteurs de la santé. Ce signal est extrêmement démotivant pour tout le personnel actif dans les centres de soins résidentiels et dans les secteurs régionalisés.

L'organisation exprime néanmoins un besoin de mesures structurelles dans tous les secteurs des soins de santé, tant dans le secteur fédéral que dans les secteurs régionalisés. Elle demande notamment des mesures supplémentaires pour accroître l'attractivité de la profession et la création d'un modèle de soins intégrés.

Les syndicats chrétiens, socialistes et libéraux dénoncent le recours à des "mécanismes évitant à la fois les cotisations sociales et l'impôt" pour un secteur, les soins de santé, qui "dépend de la solidité de la sécurité sociale". Le front commun syndical déplore également de ne pas avoir été consulté par les partis sur la question de cette prime. Plutôt qu'"un accord sur des cacahuètes", les syndicats souhaitent des "réponses ambitieuses et structurelles aux besoins légitimes du secteur: revalorisation salariale, amélioration des conditions de travail, attractivité et tenabilité (tout au long de la carrière) des professions", indiquent-ils encore.Dans le cadre de ses mesures de soutien, le "kern élargi" aux 10 partis associés aux pouvoirs spéciaux a ouvert aux employeurs la possibilité d'offrir aux travailleurs un chèque "consommation" de 300 euros nets exonérés de charges, à utiliser dans les secteurs en difficultés (horeca, culture, etc.). Même s'il a été en première ligne de la pandémie, le personnel soignant risque toutefois de ne jamais voir la couleur d'un tel chèque car le secteur hospitalier est en grande difficulté financière.L'amendement voté jeudi en commission de la Chambre donne aux établissements du secteur les moyens d'octroyer ce chèque, soit 37,5 millions d'euros pour 125.000 soignants.