Le président Donald Trump a annoncé dimanche la mort du chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, dans un raid américain qui a pris pour cible la maison où il se trouvait dans le nord-ouest de la Syrie. Les forces kurdes en Syrie, alliées de Washington dans la lutte antidjihadistes, avaient déjà indiqué que le raid était "le résultat d'un travail conjoint des renseignements avec les Etats-Unis". Polat Can, un haut conseiller des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance dominée par les combattants kurdes, a donné lundi les détails de cette collaboration. "Depuis le 15 mai, nous travaillions avec la CIA pour suivre Baghdadi et le surveiller de près", a-t-il dit sur son compte Twitter. "Une de nos sources a été capable d'atteindre la maison où Baghdadi se cachait", a-t-il poursuivi. "Notre propre source, qui avait été capable d'arriver jusqu'à Baghdadi, a ramené un de ses sous-vêtements pour mener un test ADN et vérifier à 100% que la personne en question était bien Baghdadi", selon lui. Le conseiller a assuré que l'offensive lancée par la Turquie le 9 octobre contre les forces kurdes dans le nord syrien avait retardé l'opération, soulignant toutefois que son succès était largement dû au travail de renseignement des forces kurdes. "Notre source de renseignement était impliquée dans l'envoi des coordonnées (...), participant à l'opération jusqu'à la dernière minute pour en faire un succès", a-t-il ajouté. En annonçant la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, le président Trump a remercié les forces kurdes pour le rôle qu'elles avaient joué, sans élaborer. Le corps du chef de l'EI a été immergé en mer, a indiqué un responsable du Pentagone lundi. (Belga)