"Certains passages et formulations du texte soumis sont de nature à fragiliser les liens de confiance entre les musulmans de France et la Nation", déplorent les associations franco-turques CCMTF et CIMG France ainsi que le mouvement rigoriste Foi et Pratique. Réclamée par Emmanuel Macron dans la foulée de son offensive contre le "séparatisme", cette charte a été paraphée dimanche par cinq des neuf fédérations du CFCM après des semaines de crise interne. Après son adoption formelle, elle a été saluée lundi par le chef de l'Etat comme un "engagement net et précis en faveur de la République", à l'issue d'une réunion à l'Elysée. Arraché de haute lutte, ce texte dénonce notamment "l'instrumentalisation" politique de l'islam, proscrit "l'ingérence" d'Etats étrangers dans le culte en France et réaffirme la "compatibilité" de la foi musulmane avec la République. Selon les trois fédérations non-signataires, "certaines déclarations (contenues dans la charte, ndlr) portent atteinte à l'honneur des musulmans, avec un caractère accusatoire et marginalisant". Selon une source proche du dossier, les principaux points de désaccord exprimés par ces fédérations portent sur la définition des "ingérences" étrangères et la définition précise de l'islam politique. Le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) ainsi que Millî Görüs (CIMG) et le mouvement Foi et Pratique, proche des prédicateurs du Tabligh prônant une pratique religieuse rigoriste, demandent "une consultation élargie, démocratique et participative" de leur base avant de signer un texte dont elles saluent néanmoins l'esprit. "Afin d'adopter cette charte, nous devons nous reconnaître dans son contenu. Il ne serait pas utile de signer un texte que notre communauté ne peut accepter sereinement", écrivent-elles. Cette charte doit ouvrir la voie à la création d'un Conseil national des imams (CNI), qui sera chargé de "labelliser" les imams exerçant en France. (Belga)

"Certains passages et formulations du texte soumis sont de nature à fragiliser les liens de confiance entre les musulmans de France et la Nation", déplorent les associations franco-turques CCMTF et CIMG France ainsi que le mouvement rigoriste Foi et Pratique. Réclamée par Emmanuel Macron dans la foulée de son offensive contre le "séparatisme", cette charte a été paraphée dimanche par cinq des neuf fédérations du CFCM après des semaines de crise interne. Après son adoption formelle, elle a été saluée lundi par le chef de l'Etat comme un "engagement net et précis en faveur de la République", à l'issue d'une réunion à l'Elysée. Arraché de haute lutte, ce texte dénonce notamment "l'instrumentalisation" politique de l'islam, proscrit "l'ingérence" d'Etats étrangers dans le culte en France et réaffirme la "compatibilité" de la foi musulmane avec la République. Selon les trois fédérations non-signataires, "certaines déclarations (contenues dans la charte, ndlr) portent atteinte à l'honneur des musulmans, avec un caractère accusatoire et marginalisant". Selon une source proche du dossier, les principaux points de désaccord exprimés par ces fédérations portent sur la définition des "ingérences" étrangères et la définition précise de l'islam politique. Le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) ainsi que Millî Görüs (CIMG) et le mouvement Foi et Pratique, proche des prédicateurs du Tabligh prônant une pratique religieuse rigoriste, demandent "une consultation élargie, démocratique et participative" de leur base avant de signer un texte dont elles saluent néanmoins l'esprit. "Afin d'adopter cette charte, nous devons nous reconnaître dans son contenu. Il ne serait pas utile de signer un texte que notre communauté ne peut accepter sereinement", écrivent-elles. Cette charte doit ouvrir la voie à la création d'un Conseil national des imams (CNI), qui sera chargé de "labelliser" les imams exerçant en France. (Belga)