"Les défis sont énormes mais jeter un bref regard en arrière met de bonne humeur car il permet de constater les résultats positifs obtenus par les différentes majorités, à la tête de la Région: la rénovation des quartiers; l'embellissement de l'espace public; le refinancement des communes; le nouveau cadre de règles urbanistiques soucieux d'éviter les erreurs du passé; l'investissement dans les transports publics; ou encore la manière dont nous avons suppléé à certains manquements d'autres niveaux de pouvoir" en matière d'infrastructures scolaires, et d'accueil de la petite enfance, voire d'offre culturelle, s'est notamment félicité Charles Picqué. Aux yeux du président sortant du parlement régional, cela ne suffit pas pour le sort futur des grandes villes. Le premier défi reste de vouloir la mixité sociale et culturelle et d'éviter "les spectres de l'enfermement des populations dans la dérive de l'entre-soi des identités et de la fragmentation communautaire". Il est aussi nécessaire de rénover les modes de fonctionnement démocratique pour entrer en dialogue avec les citoyens afin de les impliquer dans la gestion de leur ville, en ce compris ceux qui n'ont pas d'affinité avec les nouvelles formes de participation démocratique. "C'est une condition sine qua non", a ajouté Charles Picqué, évoquant encore au rang d'autres préoccupations à avoir pour l'avenir, les nouveaux modes de vie basés sur la consommation durable, la transition énergétique et les circuits courts. "Il faudra également persévérer dans la nécessité de gérer des échelles territoriales complémentaires... L'enjeu c'est la zone métropolitaine. Je n'ose expliquer à nos hôtes étrangers qu'il nous est impossible de faire coopérer pleinement Bruxelles avec sa périphérie flamande et wallonne", a-t-il insisté. M. Picqué a enfin souligné que la prochaine majorité politique devra déjà prendre en compte l'extinction progressive et sensible à partir de 2025, du mécanisme de solidarité financière dont Bruxelles à jusqu'ici bénéficié. (Belga)