D'ici quelques semaines, les électeurs se rendront aux urnes pour renouveler les parlements fédéraux, régionaux, communautaires et européen. M. Michel dit vouloir s'engager pleinement dans le débat et "refuser l'hypocrisie": "le Premier ministre est aussi un leader politique qui veut convaincre et chercher la confiance des électeurs". "Je suis un et indivisible. Je vais mener ma responsabilité de Premier ministre à son terme, dans l'intérêt du pays, et dans le même temps je serai présent dans la campagne électorale pour l'avenir du pays, et les deux sont liés", a-t-il ajouté. Cette succession inattendue à la présidence du MR est une idée de M. Chastel qu'il mûrissait depuis plusieurs semaines, a-t-il assuré. Le président sortant estimait qu'il ne pouvait à la fois mener son parti aux élections et être tête de liste pour le scrutin européen. Il dit avoir pris contact dimanche avec M. Michel pour lui proposer ce scénario. "Il s'agit d'un cheminement personnel. Hier, j'ai fait pris contact avec Charles Michel pour lui faire part de mon sentiment: à partir du moment où je suis tête de liste européenne, où je n'ai plus l'ambition d'être au parlement fédéral ou de Wallonie, j'estimais qu'il fallait réfléchir à la façon de conduire notre parti et, intimement, j'ai pensé que Charles Michel était l'homme pour mener notre formation" (Belga)