"Nous avons travaillé très fort" ces dernières semaines, a assuré le Belge à son arrivée au sommet. Sa proposition de négociation à 1.824 milliards d'euros (1.074 milliards pour le budget, 750 milliards pour le fonds de relance) sert de base aux pourparlers qui s'engagent, pour la première fois en présence physique de tous les dirigeants de l'UE depuis l'éclatement de la pandémie sur le continent. "Ce n'est pas seulement une question d'argent, mais aussi d'avenir du projet européen et de son unité", a insisté Charles Michel. Il juge possible d'atteindre un accord pour une Europe "plus solide et plus résistante aux chocs". Mais ces vendredi et samedi seront-ils suffisants ? Rien n'est moins sûr. Bien décidé à aboutir, le Premier ministre letton Krisjanis Karins a déjà évoqué la possibilité de continuer à travailler dimanche, au finish. Chef de file des pays les plus réticents à délier les cordons de la bourse, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a lui évalué à "moins de 50%" les chances de succès de ce sommet, sous-entendant la nécessité de convoquer un sommet supplémentaire pour aboutir. Il avait cette semaine menacé d'opposer son veto, lui qui avec les autres "frugaux" (Danemark, Autriche, Finlande et Suède) s'oppose à un plan de relance trop généreux en subventions directes et dépourvu d'exigences de réformes dans les pays méridionaux, plus touchés par la pandémie. À ses yeux, ce ne sera pas une simple question d'être pour ou contre les Pays-Bas. L'opposition de certains pays comme la Hongrie à des sanctions financières en cas d'atteinte généralisée à l'état de droit constitue "un très gros problème", a-t-il commenté. Avant le début du sommet programmé à 10h, Mark Rutte s'entretiendra encore avec le président français Emmanuel Macron, qui appartient à son groupe politique centriste-libéral. Le Français ne manquera pas d'insister sur la nécessité d'aboutir rapidement, lui qui avait il y a quelques semaines obtenu de la chancelière Angela Merkel un accord inattendu brisant le tabou allemand d'un endettement commun des Vingt-sept pour financer la relance. "C'est un moment de vérité et d'ambition pour l'Europe", a souligné M. Macron à son arrivée au sommet. Il en a appelé au compromis pour la relance économique, sociale et environnementale, mais aussi pour la souveraineté européenne. Le Français s'est dit "confiant mais prudent". "Nous ferons tout avec Angela Merkel et Charles Michel pour qu'un accord soit trouvé". "On dit en Belgique que l'union fait la force, peut-être aujourd'hui pourra-t-on en Europe appliquer cette phrase très importante", a commenté de son côté la Première ministre belge Sophie Wilmès. À ses yeux, la proposition Michel rencontre les demandes de beaucoup d'intervenants. (Belga)

"Nous avons travaillé très fort" ces dernières semaines, a assuré le Belge à son arrivée au sommet. Sa proposition de négociation à 1.824 milliards d'euros (1.074 milliards pour le budget, 750 milliards pour le fonds de relance) sert de base aux pourparlers qui s'engagent, pour la première fois en présence physique de tous les dirigeants de l'UE depuis l'éclatement de la pandémie sur le continent. "Ce n'est pas seulement une question d'argent, mais aussi d'avenir du projet européen et de son unité", a insisté Charles Michel. Il juge possible d'atteindre un accord pour une Europe "plus solide et plus résistante aux chocs". Mais ces vendredi et samedi seront-ils suffisants ? Rien n'est moins sûr. Bien décidé à aboutir, le Premier ministre letton Krisjanis Karins a déjà évoqué la possibilité de continuer à travailler dimanche, au finish. Chef de file des pays les plus réticents à délier les cordons de la bourse, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a lui évalué à "moins de 50%" les chances de succès de ce sommet, sous-entendant la nécessité de convoquer un sommet supplémentaire pour aboutir. Il avait cette semaine menacé d'opposer son veto, lui qui avec les autres "frugaux" (Danemark, Autriche, Finlande et Suède) s'oppose à un plan de relance trop généreux en subventions directes et dépourvu d'exigences de réformes dans les pays méridionaux, plus touchés par la pandémie. À ses yeux, ce ne sera pas une simple question d'être pour ou contre les Pays-Bas. L'opposition de certains pays comme la Hongrie à des sanctions financières en cas d'atteinte généralisée à l'état de droit constitue "un très gros problème", a-t-il commenté. Avant le début du sommet programmé à 10h, Mark Rutte s'entretiendra encore avec le président français Emmanuel Macron, qui appartient à son groupe politique centriste-libéral. Le Français ne manquera pas d'insister sur la nécessité d'aboutir rapidement, lui qui avait il y a quelques semaines obtenu de la chancelière Angela Merkel un accord inattendu brisant le tabou allemand d'un endettement commun des Vingt-sept pour financer la relance. "C'est un moment de vérité et d'ambition pour l'Europe", a souligné M. Macron à son arrivée au sommet. Il en a appelé au compromis pour la relance économique, sociale et environnementale, mais aussi pour la souveraineté européenne. Le Français s'est dit "confiant mais prudent". "Nous ferons tout avec Angela Merkel et Charles Michel pour qu'un accord soit trouvé". "On dit en Belgique que l'union fait la force, peut-être aujourd'hui pourra-t-on en Europe appliquer cette phrase très importante", a commenté de son côté la Première ministre belge Sophie Wilmès. À ses yeux, la proposition Michel rencontre les demandes de beaucoup d'intervenants. (Belga)