MM De Vos et Vanobbergen ont rendu visite à plusieurs reprises à cette famille et disent avoir constaté "le malaise et les troubles psychologiques occasionnés aux enfants par cet enfermement".

Ils rappellent que le Comité des droits de l'enfant des Nations unies, saisi par cette famille, a demandé le 24 septembre dernier leur libération immédiate en guise de mesure urgente et provisoire, considérant qu'il existait "un risque raisonnable qu'un préjudice irréparable soit causé aux enfant".

"Violation du droit international"

Mais cette requête du Comité de l'ONU n'a reçu aucune réponse, selon les délégués. "Si les informations dont nous disposons aujourd'hui sont exactes, l'Office des étrangers est la seule instance à avoir réagi officiellement, en déclarant que le Comité des droits de l'enfant n'est pas compétent en la matière. Il semble plutôt qu'il ne revient nullement à une administration la qualité d'apprécier l'autorité d'une instance internationale sur base d'une Convention dûment ratifiée par la Belgique", soulignent les deux responsables.

Ils demandent donc au Premier Ministre de communiquer la position officielle de son gouvernement quant à la demande du Comité. La Belgique doit se soumettre aux décisions du Comité en vertu de la Convention relative aux droits de l'enfant qu'elle a ratifiée, pointent les délégués. "Le non-respect d'une telle mesure provisoire constitue une violation du droit international engageant la responsabilité internationale de la Belgique", concluent-ils.