A la fin septembre, M. Michel a annoncé à la tribune des Nations unies que la Belgique approuverait le Pacte. S'agissait-il d'un engagement du gouvernement ou du Premier ministre?

"Mon opinion est connue: en septembre, j'ai exprimé un point de vue clair. Il y a depuis lors, pas seulement en Belgique mais dans plusieurs pays européens, des questions, des hésitations, des objections qui se sont exprimées", a expliqué M. Michel.

Le chef du gouvernement compare le vif débat qui a lieu autour de ce Pacte, auquel s'oppose la N-VA au sein de la majorité, à celui de l'automne 2016 sur l'accord commercial avec le Canada, connu sous l'acronyme CETA. Après d'intenses tractations et des déclarations interprétatives, la Belgique avait accepté de signer l'accord. "A l'époque, j'ai fait preuve d'une détermination implacable", a-t-il souligné. Et de conclure: "Je mesure bien la hauteur de ma responsabilité personnelle et le sens du message que j'ai adressé à la tribune des Nations unies".

Chute du gouvernement?

L'opposition a rappelé à M. Michel sa responsabilité en tant que chef du gouvernement, mais la N-VA l'a fait aussi. "Vous êtes le chef du gouvernement et cela signifie que vous ne pouvez intervenir qu'au nom du gouvernement, au nom des quatre partis qui le composent. Notre groupe vous donne de la marge pour nous convaincre car, jusqu'à présent, nous demeurons avec des questions fondamentales", a averti le chef de goupe N-VA Peter De Roover.

Les nationalistes flamands sont toutefois isolés dans la majorité. Le chef de groupe Open Vld, Patrick Dewael, a appelé le Premier ministre à se rendre à Marrakech pour signer le pacte. Son collègue du CD&V, Servais Verherstraeten, a fait remarquer que jusqu'il y a peu, la N-VA elle-même soutenait le pacte. "Qu'est-ce qui a changé depuis lors?" a-t-il demandé.

Quant au MR, il a été sans ambiguité. "La position du MR est claire: le MR soutient le Pacte négocié depuis plus de deux ans", a dit David Clarinval.

Les seuls soutiens de la N-VA sont venus de l'opposition de droite, et plus particulièrement du Vlaams Belang qui a applaudi à l'intervention de M. De Roover. "Si le gouvernement signe ce Pacte, quittez le gouvernement", a exhorté Filip Dewinter.

Les rumeurs d'un risque de chute du gouvernement sur ce dossier se sont fait insistantes ces derniers jours. L'opposition n'a pas manqué de les rappeler. Le MR, qui affiche pourtant sa détermination, les a écartées. "Chers collègues de l'opposition, vous allez être déçus", a lancé M. Clarinval.

Les socialistes, les écologistes, le PTB et le cdH ont appelé à une approbation sans réserve du Pacte. Les messages se rejoignaient: le gouvernement doit choisir son camp, celui des "démocrates" ou celui des "populistes" et de "l'extrême-droite". Les écologistes et le cdH ont déposé des propositions de résolution allant dans ce sens. Elles sont renvoyées en commission où elles seront traitées avec "l'urgence appropriée", selon une motion de la majorité.

A la fin septembre, M. Michel a annoncé à la tribune des Nations unies que la Belgique approuverait le Pacte. S'agissait-il d'un engagement du gouvernement ou du Premier ministre? "Mon opinion est connue: en septembre, j'ai exprimé un point de vue clair. Il y a depuis lors, pas seulement en Belgique mais dans plusieurs pays européens, des questions, des hésitations, des objections qui se sont exprimées", a expliqué M. Michel. Le chef du gouvernement compare le vif débat qui a lieu autour de ce Pacte, auquel s'oppose la N-VA au sein de la majorité, à celui de l'automne 2016 sur l'accord commercial avec le Canada, connu sous l'acronyme CETA. Après d'intenses tractations et des déclarations interprétatives, la Belgique avait accepté de signer l'accord. "A l'époque, j'ai fait preuve d'une détermination implacable", a-t-il souligné. Et de conclure: "Je mesure bien la hauteur de ma responsabilité personnelle et le sens du message que j'ai adressé à la tribune des Nations unies". L'opposition a rappelé à M. Michel sa responsabilité en tant que chef du gouvernement, mais la N-VA l'a fait aussi. "Vous êtes le chef du gouvernement et cela signifie que vous ne pouvez intervenir qu'au nom du gouvernement, au nom des quatre partis qui le composent. Notre groupe vous donne de la marge pour nous convaincre car, jusqu'à présent, nous demeurons avec des questions fondamentales", a averti le chef de goupe N-VA Peter De Roover. Les nationalistes flamands sont toutefois isolés dans la majorité. Le chef de groupe Open Vld, Patrick Dewael, a appelé le Premier ministre à se rendre à Marrakech pour signer le pacte. Son collègue du CD&V, Servais Verherstraeten, a fait remarquer que jusqu'il y a peu, la N-VA elle-même soutenait le pacte. "Qu'est-ce qui a changé depuis lors?" a-t-il demandé. Quant au MR, il a été sans ambiguité. "La position du MR est claire: le MR soutient le Pacte négocié depuis plus de deux ans", a dit David Clarinval. Les seuls soutiens de la N-VA sont venus de l'opposition de droite, et plus particulièrement du Vlaams Belang qui a applaudi à l'intervention de M. De Roover. "Si le gouvernement signe ce Pacte, quittez le gouvernement", a exhorté Filip Dewinter. Les rumeurs d'un risque de chute du gouvernement sur ce dossier se sont fait insistantes ces derniers jours. L'opposition n'a pas manqué de les rappeler. Le MR, qui affiche pourtant sa détermination, les a écartées. "Chers collègues de l'opposition, vous allez être déçus", a lancé M. Clarinval. Les socialistes, les écologistes, le PTB et le cdH ont appelé à une approbation sans réserve du Pacte. Les messages se rejoignaient: le gouvernement doit choisir son camp, celui des "démocrates" ou celui des "populistes" et de "l'extrême-droite". Les écologistes et le cdH ont déposé des propositions de résolution allant dans ce sens. Elles sont renvoyées en commission où elles seront traitées avec "l'urgence appropriée", selon une motion de la majorité.