"Cela ne fut pas de tout repos. Les débats furent vifs, et c'est d'ailleurs l'honneur de la démocratie", écrit M. Michel, dont le gouvernement ultra-minoritaire côté francophone a été contesté par une virulente opposition, au Parlement comme parfois aussi dans la rue.

"Jobs, jobs, jobs, ce fut mon obsession. Parce que c'est la meilleure assurance pour faire reculer la pauvreté et pour renforcer les solidarités. Les nombreuses réformes engagées, tax shift, impôts des sociétés, zéro cotisation sur le premier emploi, marché du travail, etc., ont soutenu l'embauche par les entreprises", fait-il valoir dans ce courrier.

Charles Michel revient aussi sur la chute du gouvernement - "l'entrée en affaires courantes a malheureusement stoppé le train des réformes nécessaires et impacté négativement nos finances publiques" - ainsi que sur le traumatisme des attentats terroristes. "Dans ces moments douloureux, j'ai tenté de faire preuve de sang-froid et de garder le cap pour garantir l'État de droit et les valeurs de la démocratie."

En partance pour le Conseil européen alors qu'un gouvernement fédéral de plein exercice n'est pas constitué, Charles Michel dit croire dans l'avenir de la Belgique. "Je sais que ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous divise. Émotion et sérénité, une nouvelle page s'ouvre. Je me prépare à présider le Conseil européen et à prendre une part active dans ce nouvel élan pour l'avenir de l'Europe. J'y mettrai toute ma force, toute ma créativité et tout mon coeur", assure encore M. Michel.