La conférence "Dead or Alive: Towards a Sustainable Wildlife Trade" se tient mardi à Bruxelles. L'événement est consacré aux importations illégales de viande (dont celle de brousse), une pratique qui peut avoir des conséquences tant sur la santé humaine et animale que sur la biodiversité et l'environnement. Plus d'une centaine d'experts sont amenés à réfléchir ensemble à la mise en ?uvre de recommandations pour mettre fin au commerce illégal d'espèces sauvages. Lors de la conférence, les résultats d'études portant sur l'analyse de viandes en provenance d'Afrique subsaharienne et saisies à l'aéroport de Bruxelles-National, dans des bagages de particuliers, ont été communiqués. Elles montrent que 38% des échantillons analysés provenaient d'animaux sauvages et un tiers de ces espèces étaient protégées. Il s'agissait notamment de pangolins africains, de babouins, de singes, d'antilopes, de reptiles. L'une de ces études visait notamment la détection de micro-organismes. Outre des bactéries pouvant provoquer des problèmes gastro-entériques, une souche du virus de la peste porcine africaine a été identifiée. Face à ce qu'elle qualifie de "fléau pour la biodiversité", l'organisation de protection de la nature WWF demande au gouvernement belge et au secteur aérien de lutter activement contre ce trafic en renforçant les contrôles aux douanes et en sensibilisant les voyageurs et la diaspora africaine. Une task force interfédérale pourrait être créée afin de travailler à la mise en ?uvre des recommandations élaborées durant la conférence, comme la création de campagnes pour sensibiliser les voyageurs sur les impacts potentiels de l'introduction de viandes de brousse sur la santé des animaux présents sur notre territoire, ainsi que sur les conséquences du commerce illégal d'espèces protégées sur la biodiversité mondiale, a annoncé le directeur du SPF Santé publique, Pierre Biot. (Belga)