Ce film insolent raconte le combat d'un couple d'anciens ouvriers du groupe LVMH dans le nord de la France parvenus, avec l'aide du réalisateur, à soutirer de l'argent à Bernard Arnault, l'une des plus grosses fortunes de France. Ce documentaire, qui prend le parti des petits contre les gros, a connu un succès inattendu en salles, franchissant la barre des 500.000 entrées. C'est la première réalisation du journaliste engagé François Ruffin, rédacteur en chef du journal satirique Fakir à Amiens et cofondateur du mouvement "Nuit Debout", fan du cinéaste américain Michael Moore. Il a annoncé qu'il serait le candidat de la gauche, hors PS, aux élections législatives de 2017 dans la 1ère circonscription de la Somme (Abbeville/Amiens-Nord). En recevant son prix, vêtu d'un T-shirt "I love Vincent" (pour Vincent Bolloré, patron de Canal+, qui retransmet les César), il a tenu à alerter sur les délocalisations, évoquant le sort d'une usine de sèche-linge Whirlpool à Amiens, promise à la fermeture. "Mon film parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. Et au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens, Whirlpool, qui fabrique des sèche-linge, qui subit la même histoire et maintenant ça part là aussi en Pologne", a-t-il dit. "Il y a 15 ans, j'étais déjà à Amiens et c'était le lave-linge qui partait en Slovaquie. (...) Pourquoi ça dure comme ça depuis trente ans? Ça dure comme ça parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on en a rien à foutre", a-t-il lancé. "Dans ce pays il y a peut-être des sans dents, mais surtout il y a des dirigeants sans cran", a lancé François Ruffin. "Donc maintenant, François Hollande par exemple a l'occasion de montrer sur le dernier fil que son adversaire c'est la finance, qu'il peut faire des réquisitions, qu'il peut interdire les produits Whirlpool sur le territoire français, qu'il peut sortir de l'impuissance et se bouger le cul", a-t-il plaidé. (Belga)

Ce film insolent raconte le combat d'un couple d'anciens ouvriers du groupe LVMH dans le nord de la France parvenus, avec l'aide du réalisateur, à soutirer de l'argent à Bernard Arnault, l'une des plus grosses fortunes de France. Ce documentaire, qui prend le parti des petits contre les gros, a connu un succès inattendu en salles, franchissant la barre des 500.000 entrées. C'est la première réalisation du journaliste engagé François Ruffin, rédacteur en chef du journal satirique Fakir à Amiens et cofondateur du mouvement "Nuit Debout", fan du cinéaste américain Michael Moore. Il a annoncé qu'il serait le candidat de la gauche, hors PS, aux élections législatives de 2017 dans la 1ère circonscription de la Somme (Abbeville/Amiens-Nord). En recevant son prix, vêtu d'un T-shirt "I love Vincent" (pour Vincent Bolloré, patron de Canal+, qui retransmet les César), il a tenu à alerter sur les délocalisations, évoquant le sort d'une usine de sèche-linge Whirlpool à Amiens, promise à la fermeture. "Mon film parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. Et au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens, Whirlpool, qui fabrique des sèche-linge, qui subit la même histoire et maintenant ça part là aussi en Pologne", a-t-il dit. "Il y a 15 ans, j'étais déjà à Amiens et c'était le lave-linge qui partait en Slovaquie. (...) Pourquoi ça dure comme ça depuis trente ans? Ça dure comme ça parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on en a rien à foutre", a-t-il lancé. "Dans ce pays il y a peut-être des sans dents, mais surtout il y a des dirigeants sans cran", a lancé François Ruffin. "Donc maintenant, François Hollande par exemple a l'occasion de montrer sur le dernier fil que son adversaire c'est la finance, qu'il peut faire des réquisitions, qu'il peut interdire les produits Whirlpool sur le territoire français, qu'il peut sortir de l'impuissance et se bouger le cul", a-t-il plaidé. (Belga)